Venezuela : Quel choix !

Suite à la capture de Nicolas Maduro par les États-Unis, Rodríguez a déclaré qu’« il n’y aura pas d’élections pendant cette période ». Il a fait cette déclaration dans une interview accordée à la chaîne de télévision conservatrice américaine Newsmax.

La stabilité et la réconciliation nationale sont des priorités

Le président du Parlement a déclaré que des élections ne pourraient être à l’ordre du jour que si «la stabilité nationale est assurée» et «un accord peut être conclu avec tous les segments de l’opposition». Il a souligné que dans ce processus, la priorité est d’établir l’équilibre administratif dans le pays.

Dans la même interview, Rodríguez a évité de donner des exemples individuels en utilisant des personnalités telles que la leader de l’opposition María Corina Machado et a plutôt évoqué la « loi d’amnistie » actuellement discutée au Parlement. Il a déclaré que le projet de loi vise à fournir aux dissidents vivant à l’étranger un moyen de se conformer à la loi et de rentrer dans le pays.

Changement économique et politique

Dans son interview, Rodríguez a également parlé de son intention d’ouvrir le secteur pétrolier et énergétique du Venezuela aux investissements étrangers. Tout en affirmant que le gouvernement envisageait de procéder à des réformes dans ce domaine, il a également déclaré que les relations avec l’Amérique étaient considérées dans un cadre positif.

Il a admis qu’au cours de la période écoulée, les conditions économiques négatives au Venezuela avaient mis le pays à rude épreuve et que le gouvernement avait commis certaines erreurs ; Cependant, il a fait valoir que cela pourrait désormais être transformé en une « opportunité ». Il a déclaré que l’économie de marché et les investissements étrangers sont importants pour le développement de l’éducation, de la santé et de la culture.

La période de capture et de transition de Maduro

Ces déclarations s’inscrivent dans le cadre de la transformation politique et économique intervenue depuis la capture de l’ancien président Nicolas Maduro par les États-Unis. Après que Maduro ait été emmené aux États-Unis pour y faire face à des poursuites pénales, l’administration actuelle tente de changer la direction du pays, gouverné par une politique socialiste depuis l’époque d’Hugo Chávez.

Dans ce processus, le Venezuela a réformé sa loi sur les hydrocarbures et l’a rendue plus ouverte aux investissements étrangers ; prend des mesures pour relancer le commerce du pétrole et libérer les prisonniers politiques. Une loi de grande envergure sur la « réconciliation nationale » est également en discussion, qui est considérée comme l’une des mesures prises par le gouvernement pour réduire certains obstacles aux élections, mais reste un sujet de débat au sein de la société civile et de l’opposition.