Premiers résultats du nouveau système à Schengen : rien que dans ce pays, 9 400 personnes ont été refoulées par la porte automatique !

L’EES remplace la pratique consistant à tamponner manuellement les passeports ; Il l’a remplacé par un système d’enregistrement biométrique qui enregistre les empreintes digitales, les images faciales et les données précises d’entrée et de sortie.

Il a été révélé qu’en Pologne, qui met en œuvre le système depuis un mois, les portes automatiques ont réduit de 30 pour cent le temps moyen de traitement des passagers voyageant conformément aux règles, tout en renforçant le contrôle contre les violations de la période de visa et la fraude à l’identité.

Une première analyse montre que plus de 2,4 millions de passagers uniques ont déjà été enregistrés sur la partie polonaise du système.

Du point de vue des voyages d’affaires, les nouveaux contrôles sont une arme à double tranchant. Les responsables des voyages d’affaires interrogés par la Chambre de commerce polonaise affirment que les kiosques biométriques à l’aéroport Chopin de Varsovie et au poste-frontière ferroviaire de Terespol sont « nettement plus rapides » pour les titulaires de passeport dont les données sont déjà enregistrées dans le système. Cependant, les passagers entrant pour la première fois signalent qu’ils rencontrent des files d’attente allant jusqu’à 25 minutes pendant la prise de leurs empreintes digitales.

En connexion automatique, le système a donné 9 mille 400 décisions de rejet en 1 mois. Ces incidents sont en grande partie arrivés à des passagers qui avaient déjà enfreint les conditions de leur visa ou qui avaient un enregistrement d’avertissement dans le système d’information Schengen.

Les conseillers juridiques préviennent que lorsqu’un enregistrement de rejet survient dans l’EES, il devient visible dans les 29 pays participant au système. Pour cette raison, il est souligné que le dépôt d’une objection en temps opportun est d’une importance cruciale.

Le ministère polonais de l’Intérieur et de l’Administration a ajouté que des travaux sont en cours pour intégrer la base de données nationale des visas polonais à l’EES. Ainsi, les violations de la période de visa peuvent être envoyées sous forme d’avertissements automatiques aux employeurs qui parrainent des permis de travail.

Le ministère a confirmé qu’à l’avenir, la Pologne connectera l’EES au système européen d’information et d’autorisation de voyage, ou ETIAS, qui devrait entrer en vigueur d’ici octobre.

C’est pourquoi les entreprises qui assurent une mobilité fréquente du personnel dans l’espace Schengen devraient mettre à jour leurs politiques de mobilité ; Les passagers doivent s’assurer qu’ils connaissent leurs droits en vertu de la règle des 90/180 jours et avoir sur eux le même document de voyage à chaque fois qu’ils traversent la frontière polonaise.