Le Conseil fédéral suisse a annoncé que le quota 2026 de permis de séjour (B) et de travail de courte durée (L) délivrés à des professionnels hors UE/AELE resterait inchangé à 8 500 (4 500 permis B et 4 000 permis L).
La déclaration faite à Berne a mis fin à des semaines de pression de la part des représentants des entreprises de Zurich, Bâle et Genève, qui exigeaient une augmentation des quotas pour remédier à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans les secteurs des sciences de la vie, de la finance et de l’ingénierie de haute technologie.
La Suisse met en œuvre un système d’immigration à deux vitesses. Alors que les citoyens de l’UE et de l’AELE ont le droit de circuler librement, les citoyens des autres pays doivent concourir pour un nombre limité de permis. Le Conseil fédéral a augmenté ce quota pour la dernière fois en 2022, dans le cadre de la relance économique post-pandémique. Mais depuis lors, la pression politique pour limiter l’immigration s’est accentuée à l’approche de l’initiative « Pas de Suisse des 10 millions » qui sera votée le 14 juin.
La Suisse gèle le quota de permis de travail pour 2026 pour les talents non européens
Pour les entreprises et les particuliers qui souhaitent obtenir un permis de travail ou de séjour en Suisse de manière rapide et précise, des plateformes telles que VisaHQ proposent un accompagnement dans cette démarche. Alors que la page Suisse inclut les types de permis à jour, les documents requis et les délais de traitement, des équipes d’experts évaluent les demandes à l’avance et contribuent à réduire le risque de rejet, en particulier lorsque le quota est serré.
Le maintien d’un quota constant montre que le gouvernement tente de trouver un équilibre entre les besoins du monde des affaires et ceux d’un électorat prudent face à la croissance démographique. Même si la décision offre de la prévisibilité aux employeurs, elle n’offre pas de flexibilité.
Les équipes des ressources humaines devront planifier le recrutement pour 2026 des mois à l’avance et donner la priorité uniquement aux postes les plus critiques hors UE. De grandes entreprises multinationales telles que Novartis, UBS, Google et ABB devraient postuler dès l’ouverture des systèmes de candidature cantonaux en novembre afin de recevoir une part des quotas.
Les experts préviennent que ne pas augmenter les quotas pourrait exercer une pression sur la croissance si l’économie mondiale s’accélère. «Les permis L expirent généralement vers la fin de l’été», explique un consultant en relocation à Zurich.
Les petites entreprises, en particulier celles qui ne disposent pas de ressources humaines ou d’équipes de mobilité, courent un plus grand risque. Lorsque le quota est atteint, le recrutement est reporté, les emplois sont externalisés ou les projets doivent parfois être déplacés à l’étranger.
C’est pourquoi il convient de prévoir des périodes plus longues dans la planification des collaborateurs qui seront envoyés en Suisse en 2026. Les tests cantonaux du marché du travail continuent d’être strictement appliqués et les refus au motif que le quota est atteint sont sans appel.
Il est conseillé aux entreprises de préparer des plans alternatifs au cas où la demande dépasserait à nouveau l’offre. Il s’agit notamment de missions à court terme soumises à la règle du préavis de 90 jours ou de transferts internes vers d’autres bureaux au sein de l’UE.