Des ingénieurs de l’Université Northwestern aux États-Unis ont développé des cellules nerveuses artificielles flexibles et peu coûteuses, capables de produire des signaux électriques compatibles avec les neurones biologiques. L’étude a révélé que ces cellules artificielles ont stimulé avec succès de vrais neurones lors de tests menés sur du tissu cérébral de souris en laboratoire. Il a été affirmé que les systèmes informatiques traditionnels sont constitués de milliards de transistors construits sur des structures fixes et dures à base de silicium, tandis que le cerveau fonctionne comme un réseau de connexions beaucoup plus flexibles, tridimensionnelles et en constante évolution. Il a été rapporté que cette différence a conduit les scientifiques à imiter des systèmes biologiques capables d’effectuer des processus plus complexes avec moins d’énergie.
Dans la production de neurones artificiels développés dans le cadre de la recherche, un matériau d’imprimante électronique spécial contenant du bisulfure de molybdène semi-conducteur et du graphène conducteur a été utilisé. Ces matériaux ont été produits en imprimant des surfaces polymères flexibles à l’aide d’une technique de pulvérisation connue sous le nom de « jet d’aérosol ». Il a été déclaré que la structure résultante peut créer des réponses électriques complexes pouvant imiter le modèle de production de signaux de vrais neurones.
Selon les experts, cette évolution pourrait avoir des conséquences importantes non seulement dans le domaine de la médecine mais aussi dans le domaine du matériel d’intelligence artificielle. Comme alternative aux systèmes actuels qui consomment particulièrement beaucoup d’énergie et d’eau, il pourrait ouvrir la voie à des processeurs de nouvelle génération qui consomment beaucoup moins d’énergie, sont respectueux de l’environnement et peuvent s’intégrer aux tissus biologiques.