Alors que les marchés boursiers européens ont suivi une évolution négative en raison des tensions au Moyen-Orient et de la hausse des prix de l’énergie, les décisions en matière de taux d’intérêt que prendront la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d’Angleterre (BoE) ce jour-là sont devenues au centre des préoccupations des investisseurs.
La hausse des prix du pétrole et du gaz naturel, due au fait que le détroit d’Ormuz reste fermé et qu’un accord n’a pas encore été conclu entre les États-Unis et l’Iran, exerce une pression sur les marchés boursiers. Cette situation menace également la stabilité de l’économie mondiale à l’avenir.
Les coûts de l’énergie continuent d’augmenter, augmentant les risques en termes d’inflation et de croissance. Dans ce processus, les principales banques centrales devraient maintenir leur position prudente.
Sur les marchés monétaires, il est considéré comme certain que la BCE maintiendra les trois principaux taux directeurs et que la BoE maintiendra le taux directeur constant. Les orientations verbales de la présidente de la BCE, Christine Lagarde, et du gouverneur de la BoE, Andrew Bailey, seront suivies de près par les investisseurs.
Une tendance négative se dessine dans la région en raison de la perception croissante du risque à l’échelle mondiale et de l’aversion au risque des investisseurs avant les décisions importantes des banques centrales.
À 10h15 sur les marchés européens, l’indice indicateur Stoxx Europe 600 était à 599 points, avec une baisse de 0,5 pour cent, et l’indice FTSE 100 au Royaume-Uni était à 10 200 points, avec une baisse de 0,1 pour cent.
En Allemagne, l’indice DAX 40 est à 23 794 points avec une perte de valeur de 0,6 pour cent, en Italie l’indice FTSE MIB 30 est à 47 224 points avec une perte de 1,2 pour cent, en France l’indice CAC 40 est à 7 984 points avec une baisse de 1,1 pour cent et en Espagne l’indice IBEX 35 est à 17 210 points avec une baisse de 2,6 pour cent. diminuer.
La présidente de la Commission de l’Union européenne (UE), Ursula von der Leyen, dans sa déclaration à l’Assemblée générale du Parlement européen (PE) tenue à Strasbourg, a déclaré que l’UE avait dépensé plus de 27 milliards d’euros en importations de combustibles fossiles en 60 jours en raison de la guerre en cours au Moyen-Orient, et que les effets du conflit pourraient durer des années.
PRÉPARATIONS DE L’UE POUR AIDE AUX SECTEURS AFFECTÉS PAR LA GUERRE
D’autre part, la Commission européenne a annoncé qu’un cadre temporaire en matière d’aides d’État avait été adopté pour garantir que les pays membres puissent soutenir leurs économies pendant la crise provenant du Moyen-Orient.
Le cadre sera mis en œuvre en tant que mécanisme de soutien ciblé et temporaire pour les entreprises opérant dans les secteurs de l’agriculture, de la pêche, des transports et des secteurs à forte intensité énergétique.
Les analystes ont déclaré qu’un programme intense de données sera suivi pour le reste de la journée, notamment l’inflation et la croissance dans la zone euro, les dépenses de consommation personnelle et les données de croissance aux États-Unis, ainsi que l’évolution au Moyen-Orient et les prix de l’énergie.