Le modèle standard de la cosmologie moderne suppose que l’univers s’étend à un rythme accéléré et que la source de cette force motrice est l’énergie noire, qui représente environ 68 % de l’univers.
Une étude menée par Young-Wook Lee, professeur d’astrophysique à l’université Yonsei en Corée du Sud, suggère que cette accélération pourrait être temporaire et que l’univers est désormais entré dans une phase de ralentissement de son expansion.
Les chercheurs ont réanalysé les supernovae de type 1a (« bougies standards »), utilisées pour mesurer les distances cosmiques. L’étude a révélé que la luminosité de ces supernovae dépend de l’âge de l’étoile qui les produit. Lorsqu’ils ont corrigé la luminosité des supernovae pour ce facteur d’âge, ils ont constaté que le taux d’expansion de l’univers était différent de celui prévu.
L’énergie noire évolue : cette découverte signifie que l’énergie noire n’est pas une constante cosmologique fixe (Λ), mais peut plutôt être une force qui s’affaiblit et évolue avec le temps.
Implications cosmologiques
Ces résultats concordent avec les conclusions du projet DESI (Dark Energy Spectroscopique Instrument) de l’année dernière, qui impliquait que l’énergie noire pouvait changer avec le temps.
De telles études apportent également une nouvelle perspective au problème de la « tension de Hubble », qui est l’écart entre les valeurs du taux d’expansion de l’univers obtenues à partir de différentes observations.
Si l’expansion de l’univers continue de ralentir, cela pourrait changer radicalement les scénarios futurs de l’univers. Si l’énergie noire s’affaiblit ou s’inverse suffisamment, il pourrait devenir théoriquement possible que l’univers commence à se contracter en raison de la gravité, se terminant par un Big Crunch, au lieu de s’étendre indéfiniment.
L’article note également que ces nouvelles découvertes sont passionnantes, mais que davantage de recherches et de données sont nécessaires pour changer définitivement le modèle cosmologique.