Grande réaction au roi Charles ! Les pays réclament des réparations pour l’esclavage

Début de la tournée caribéenne de Charles

Roi III. Charles et la reine Camilla se rendront aux Bahamas, en Guyane et à Antigua-Barbuda du 27 octobre au 4 novembre. À la dernière étape de la tournée, Charles assistera à la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth qui se tiendra du 1er au 4 novembre. Les inégalités historiques résultant de l’esclavage et les demandes de compensation devraient être à l’ordre du jour du sommet.

Appel à compensation depuis les Caraïbes

Les militants des pays des Caraïbes exigent des excuses officielles et une compensation de la part de la Grande-Bretagne pour son rôle dans la traite négrière. Hilary Beckles, chef de la commission d’indemnisation au sein de la CARICOM, a appelé Charles à accepter la responsabilité historique de la monarchie britannique. Les revendications incluent la reconnaissance du passé ainsi que l’élimination des conséquences économiques et sociales de l’esclavage qui perdurent encore aujourd’hui.

La Jamaïque a porté l’affaire devant les tribunaux

Le gouvernement jamaïcain a contacté Charles en septembre au sujet de la nature juridique de la traite négrière et des obligations d’indemnisation. Le pays a demandé que les trois questions juridiques soient soumises à l’organe judiciaire compétent du Conseil privé basé au Royaume-Uni. L’initiative de la Jamaïque montre que la demande d’indemnisation n’est pas seulement un appel politique mais qu’elle souhaite également être avancée par des moyens juridiques.

Des excuses officielles attendues en Guyane

La Guyane, que Charles visitera, a été le théâtre d’importants soulèvements contre l’esclavage durant la période coloniale britannique. Le président du pays, Irfaan Ali, a déclaré que des mesures devraient être prises pour présenter des excuses officielles après avoir reconnu la brutalité historique de l’esclavage. Outre le passé colonial, des questions d’actualité telles que les droits fonciers des peuples autochtones devraient être mises à l’ordre du jour lors des négociations en Guyane.