Le quartier Buk-gu de la ville de Daegu en Corée du Sud est à nouveau à l’ordre du jour avec la mosquée Daehyeon-dong, qui n’est pas achevée depuis environ six ans. Selon les informations du Yonhap du pays, la municipalité a proposé de remplacer le terrain actuel de la mosquée par le terrain de l’ancien commissariat de police de Daehyeon, situé à environ 200 mètres. L’objectif est de mettre fin aux tensions qui durent depuis des années entre la mosquée et les résidences environnantes. Cependant, cette proposition a créé un nouveau point d’interrogation pour les musulmans. Les étudiants musulmans et les représentants de la société civile qui ont fait une déclaration aux médias locaux évaluent la proposition, mais considèrent le fait que l’ancien commissariat de police soit plus petit que le projet actuel comme un problème important. Alors que le projet actuel de mosquée mesure environ 245 mètres carrés, le bâtiment proposé a une superficie de 163 mètres carrés. La partie musulmane affirme que les opinions des étudiants seront prises en compte en priorité.
ILS NE VEULENT PAS BOUGER
Pour la communauté musulmane, il ne s’agit pas seulement de trouver un nouveau bâtiment. Le fait que le projet de mosquée ait été légalement approuvé et que le tribunal déclare que la construction est légale en 2022 est considéré comme une base pour la communauté musulmane. Malgré cela, la construction n’a pas progressé depuis des années.. Kyunghyang Shinmun, l’un des journaux sud-coréens les plus importants, affirme que la communauté des mosquées exigeait la protection de la liberté religieuse et des droits de propriété, tandis que le gouvernement local invoquait les préoccupations des résidents en matière de bruit et de densité pour se justifier.
ILS ONT MIS UNE TÊTE DE COCHON
Le débat sur les mosquées de Daegu avait déjà été mis en avant par des manifestations extrêmement dures visant les musulmans. Selon les médias locaux, certains habitants du quartier se sont opposés à la construction de la mosquée et ont laissé des têtes de porc autour du chantier.. Ces actions ont été considérées comme des tentatives de provocation contre les musulmans.