Un nouveau rideau au Moyen-Orient ! La Turquie est-elle l’acteur décisif ?

Après le coup dur porté à l’organisation terroriste FDS et à ses composantes en Syrie, un processus de changement important et permanent a commencé dans l’équilibre des forces régional. Alors que l’organisation terroriste PKK/SDF, qui opère depuis de nombreuses années avec le soutien des États-Unis, s’est retirée des zones stratégiques qu’elle contrôlait dans le nord de la Syrie à la suite des opérations militaires initiées par l’administration de Damas, le contrôle des champs pétroliers, des frontières et des régions agricoles critiques est retombé entre les mains de Damas. Alors que la situation militaire sur le terrain évolue, les experts en stratégie s’accordent sur le fait que cette transformation ne peut pas être interprétée uniquement comme une perte d’espace. L’analyse montre que les derniers développements en Syrie n’indiquent pas seulement un processus d’opération militaire ; Au contraire, on souligne qu’elle ouvre la porte à une nouvelle ère dans laquelle l’équilibre des pouvoirs au Moyen-Orient est redéfini et les thèmes de la diplomatie, de l’énergie et de la sécurité sont intégrés.

Selon les analyses régionales, en échange du feu vert des États-Unis au retrait de l’organisation terroriste SDF/PKK du terrain, l’implication de l’administration de Damas dans le processus de normalisation avec Israël a joué un rôle crucial. Dans ce contexte, la Syrie aurait accepté un mécanisme de coopération avec Israël qui inclurait le partage de renseignements.

LES CONDITIONS ONT CHANGÉ POUR LES USA

Selon les évaluations des lobbys diplomatiques et militaires, les opérations menées par l’administration de Damas contre l’organisation terroriste SDF ont été menées avec la connaissance et l’approbation des États-Unis. Dans les analyses stratégiques, ce dernier tableau est interprété comme un seuil critique à partir duquel Washington redéfinit ses priorités dans le domaine syrien. Une attention particulière est attirée sur la réunion critique tenue la veille du début de l’opération. Le ministre syrien des Affaires étrangères Asaad al-Shaibani, l’ambassadeur d’Israël à Washington Yechiel Leiter, le représentant spécial des États-Unis pour la Syrie Tom Barrack et les conseillers du président américain Donald Trump Steve Witkoff et Jared Kushner ont assisté au contact diplomatique tenu sous les auspices des États-Unis ; Dans la déclaration commune publiée par le Département d’État américain, il a été indiqué que les négociations se seraient déroulées autour des thèmes de la souveraineté et de la stabilité de la Syrie, de la sécurité d’Israël et de la prospérité régionale. Dans le communiqué, il a également été annoncé qu’un « mécanisme conjoint » serait établi sous la supervision des États-Unis pour assurer le partage de renseignements, réduire les tensions militaires, les contacts diplomatiques et la coordination dans les domaines commerciaux.

CODES DE LA NOUVELLE ÉQUATION

L’analyse suggère également que parmi les sujets sur lesquels Washington se concentrera dans la période à venir figurent l’aggravation des tensions géopolitiques entre la Turquie et l’Iran et les projets énergétiques régionaux. Dans ce contexte, en soutenant les activités militaires et économiques de la Turquie en Syrie, Il est prévu que des projets énergétiques communs de la Turquie, de la Syrie et des États-Unis soient inscrits à l’ordre du jour et que de nouvelles coopérations énergétiques en Méditerranée orientale soient discutées. Le fait que Yusuf Kablawi, PDG de la société pétrolière syrienne, ait attiré l’attention sur la possibilité d’une coopération avec Chevron pour les gisements pétroliers du nord de la Syrie est considéré comme l’un des signes de ce processus.

PRINCIPALE CIBLE LA RUSSIE ET ​​LA CHINE

L’expert en relations internationales, le professeur Hasan Köni, souligne que l’objectif principal des États-Unis et d’Israël est de limiter l’influence militaire et politique de l’Iran dans la région, mais il déclare : « À long terme, Washington vise à réduire l’influence de la Chine et de la Russie et à saper l’initiative « la Ceinture et la Route » avec une nouvelle architecture régionale incluant Israël.

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L’ambassadeur américain à la caserne d’Ankara a déclaré que la base du partenariat avec l’organisation terroriste SDF avait disparu et a souligné que leur interlocuteur était l’administration de Damas.

LA RÉALITÉ SUR LE TERRAIN

Soulignant qu’il y a une pression décisive de la Turquie à l’arrière-plan du processus, le colonel d’état-major à la retraite Ünal Atabay commente les derniers développements sur le terrain comme suit : « La ligne « d’intégration » que la Turquie a défendue depuis le début est désormais une obligation imposée non seulement par Ankara mais aussi par la réalité du terrain. «Les perspectives d’autonomie ou de statut administratif permanent pour le SDF sont de plus en plus minces.»

DÉTERMINANT turc

«Des prolongations de cessez-le-feu à court terme, des contacts temporaires et des manœuvres diplomatiques pourraient être à l’ordre du jour dans la période à venir. Des scénarios tels que des efforts d’intervention de la Russie à un niveau limité ou l’évacuation de certains dirigeants des FDS vers différents pays sont également sur la table. Les États-Unis se retirent d’un partenariat avec des coûts élevés et des résultats politiques limités en Syrie; l’administration de Damas gagne à nouveau du poids sur le terrain. La Turquie apparaît comme l’un des acteurs les plus dominants et les plus décisifs de cette transformation. »

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