Initialement appelées simplement « calculatrices » par les professeurs qui constituaient la majorité des astronomes masculins de l’époque, ces femmes, travaillant souvent pour de bas salaires, étudièrent méticuleusement des milliers de plaques photographiques, faisant des découvertes critiques sur le fonctionnement fondamental de l’univers sur lequel repose l’astrophysique moderne.
Leur mission était apparemment simplement de « cataloguer des photographies d’étoiles et de mesurer leur luminosité ». Mais les implications scientifiques de cette mission de « comptage d’étoiles » étaient bien plus importantes.
Ces femmes pionnières ont enregistré la position, la luminosité et le spectre des étoiles en observant des plaques photographiques du ciel. Grâce à ces études détaillées, qui demandent beaucoup de concentration et de patience, la porte pour comprendre le comportement des étoiles et leur place dans l’univers a été ouverte.
En analysant les spectres stellaires, ils ont déduit les premières informations définitives sur leur composition chimique.
Ils ont découvert une relation fondamentale qui permet de calculer les distances jusqu’aux galaxies et au-delà.
Ils ont standardisé les systèmes de classification stellaire (types spectraux) qui sont universellement acceptés et utilisés encore aujourd’hui.