Sujets à suivre sur les marchés mondiaux la semaine prochaine

Le président américain Donald Trump a donné à l’Iran jusqu’en avril pour rouvrir le détroit d’Ormuz et a averti qu’à défaut, ses infrastructures énergétiques seraient ciblées, entraînant les investisseurs dans une attente anxieuse qui durera les 10 prochains jours.

L’agenda principal des marchés la semaine prochaine sera la forte tension géopolitique. Cela devrait être accompagné de données macroéconomiques importantes qui seront annoncées et des bilans des entreprises du premier trimestre.

1. FLUCTUATIONS RIDICULES SUR LES MARCHÉS

Alors que le premier trimestre touche à sa fin, les marchés mondiaux laissent derrière eux une période extraordinaire dominée par les évolutions géopolitiques.

Depuis le déclenchement de la guerre en Iran, les marchés boursiers mondiaux ont perdu environ 7 000 milliards de dollars ; Depuis le début de l’année, les prix du pétrole ont augmenté de 70 pour cent et ceux du gaz naturel de 85 pour cent.

Alors que les hausses de taux d’intérêt sont de nouveau à l’ordre du jour alors que les craintes d’inflation s’accentuent en raison de la forte hausse des prix de l’énergie, l’attrait des investissements dans l’intelligence artificielle, l’un des thèmes les plus forts des marchés ces dernières années, commence également à être remis en question.

La baisse de 16 pour cent des prix de l’or ce mois-ci indique que les investisseurs ont désormais du mal à trouver des zones pouvant être considérées comme sûres.

À l’aube du deuxième trimestre, les conflits en cours, l’attente d’une baisse des taux d’intérêt remplacée à nouveau par une hausse et le calendrier électoral chargé mettent au premier plan la question suivante pour les investisseurs : y aura-t-il un nouveau départ ou la fluctuation se poursuivra-t-elle ?

2. BON TIMING

Alors que le mois de mars a été assez mouvementé pour le marché pétrolier, les mouvements de prix les plus brusques ont été observés sur les marchés de l’énergie depuis la période du coronavirus.

Le président américain Donald Trump, dans sa déclaration sur les réseaux sociaux au début de la semaine, a déclaré que les négociations avec l’Iran étaient «constructives» et a souligné que les conflits pourraient prendre fin, entraînant une chute des prix du pétrole de 15 pour cent en quelques minutes.

La transaction d’une valeur d’environ 500 millions de dollars, qui a été réalisée sur le prix du pétrole environ 15 minutes avant l’arrivée de Trump et qui visait principalement à vendre, a également attiré l’attention. On ne sait pas à qui appartient cette transaction.

Alors que nous entrons dans la nouvelle semaine, la situation est claire pour les traders : il est essentiel de prendre des positions rapides et de surveiller de près le flux des nouvelles lorsque des mouvements de prix aussi soudains se produisent.

3. DONNÉES SUR LA CROISSANCE DE L’EMPLOI AUX ÉTATS-UNIS À SURVEILLER

Tandis que les investisseurs évaluent les effets de la hausse des prix de l’énergie, les données américaines sur l’emploi non agricole et le chômage du mois de mars fourniront des indices importants sur l’évolution de l’économie.

Les données sur l’emploi non agricole, qui seront publiées vendredi prochain, devraient montrer une augmentation mensuelle de l’emploi de 48 000, selon un sondage Reuters.

En février, l’emploi non agricole a diminué de 92 000, en dessous des attentes, et le taux de chômage a augmenté à 4,4 pour cent.

Les investisseurs surveilleront de près si la hausse des prix de l’énergie commencera à exercer une pression sur les dépenses de consommation et sur l’économie dans son ensemble.

L’incertitude quant à la fin de la guerre en Iran assombrit également les prévisions économiques de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Les marchés ne s’attendent plus à une baisse des taux d’intérêt de la part de la Fed cette année, car la hausse des prix du pétrole alimente les craintes d’une hausse de l’inflation.

4. Y AURA-T-IL UNE AUGMENTATION DES TAUX D’INTÉRÊT DANS LA ZONE EURO ?

Les principales données de l’indice des prix à la consommation (IPC) de la zone euro seront annoncées mardi la semaine prochaine.

L’inflation, qui oscille depuis longtemps autour de 2 % dans la zone euro, devrait augmenter face à la hausse des prix de l’énergie, tout comme en 2022.

Les données économiques de mars pourraient accroître la pression sur la Banque centrale européenne (BCE) pour qu’elle augmente ses taux d’intérêt le mois prochain. Même s’il était presque impensable avant la guerre en Iran que la BCE augmente son taux directeur, cette possibilité est désormais prise en compte.