Le débat sur les marques d’eau minérale de renommée mondiale produites par Nestlé Waters en France s’intensifie. Bien que les produits des marques Perrier, Vittel, Contrex et Hepar aient été commercialisés pendant des années avec le label « eau minérale naturelle », il a été déterminé que des méthodes de purification illégales étaient utilisées dans le processus de production.
DES MÉTHODES DE TRAITEMENT INTERDITES ONT ÉTÉ UTILISÉES
Selon la législation française, il est interdit de désinfecter les eaux minérales naturelles depuis la source jusqu’à la mise en bouteille et de les faire passer à travers des filtres plus sensibles que 0,8 micron. Cependant, lors des examens, il a été constaté que dans certaines installations appartenant à Nestlé Waters, des filtres à charbon actif et des systèmes de désinfection aux ultraviolets étaient utilisés, ainsi qu’une microfiltration jusqu’à 0,2 micron.
La société a annoncé que ces méthodes étaient utilisées en raison d’une contamination bactérienne et virologique détectée dans certains puits de Perrier. Bien qu’il ait été affirmé que les produits ne présentaient pas de risque pour la santé humaine, il a été noté que les processus appliqués rendaient controversée la considération des eaux comme « naturelles » dans le cadre de la législation.
RÉCLAMATION DE GAINS DE 3 MILLIARDS D’EUROS EN 15 ANS
Suite aux enquêtes menées par Le Monde et Radio France, l’affaire a été portée devant la justice. Alors qu’une enquête pénale a été ouverte contre Nestlé Waters en février 2025, des perquisitions ont été menées dans les locaux de l’entreprise à Vergèze.
Dans le rapport publié par le Sénat français en mai 2025, il était affirmé que les autorités compétentes avaient eu connaissance de ces pratiques au plus tard en 2022, mais avaient tardé à intervenir. Le rapport affirme également que Nestlé Waters a réalisé des bénéfices injustes d’environ 3 milliards d’euros pendant environ 15 ans. L’entreprise a rejeté le calcul en question.
LES ORGANISATIONS DE CONSOMMATEURS DEMANDENT DES PRODUITS À COLLECTER
Suite aux conclusions, les organisations de consommateurs ont également pris des mesures. Soulignant que les eaux minérales naturelles sont vendues à des prix beaucoup plus élevés que l’eau du robinet, les défenseurs des droits des consommateurs ont exigé que les produits en question soient retirés du marché au motif que les règles d’étiquetage étaient violées et qu’il y avait une concurrence déloyale.