Le ministère des Affaires étrangères de la RTCN a répondu aux allégations selon lesquelles des avions de guerre français survolaient l’espace aérien de la RTCN sans autorisation.
La déclaration faite par le ministère des Affaires étrangères de la RTCN est la suivante :
«Suite à la déclaration faite par notre ministère concernant la violation de l’espace aérien de notre pays par des avions de combat français, le ministère de la Défense de l’administration chypriote grecque de Chypre du Sud a montré un parfait exemple d’insolence et de frivolité en affirmant que la partie chypriote grecque avait autorisé les vols dans question.
La partie chypriote grecque, sous le couvert de la soi-disant « République de Chypre », n’a pas le pouvoir de délivrer des autorisations de vol concernant l’espace aérien de l’île entière. Les vols sous le contrôle de l’espace aérien de la République turque de Chypre du Nord ont lieu au-dessus de l’espace aérien recommandé d’Ercan depuis 1977 et sont dirigés par le centre de contrôle du trafic aérien d’Ercan. Il est à la fois extrêmement dangereux et illégal pour la partie grecque de revendiquer des droits ou d’intervenir dans l’espace aérien recommandé par Ercan. Cependant, la partie grecque intervient occasionnellement dans ces vols et va jusqu’à mettre en danger des vies humaines. Malheureusement, des pays comme la France, qui attribuent du crédit à ces attitudes souveraines de la partie grecque, ne se rendent pas compte du jeu dangereux auquel ils se livrent.
«Nous trouvons utile de profiter de cette occasion pour souligner à nouveau que notre pays ne tolérera pas de telles actions imprudentes et ne s’abstiendra pas de prendre toutes les mesures nécessaires en collaboration avec la patrie, la République de Turquie.»
La déclaration suivante a été faite par le ministère concernant la violation par les avions de guerre français :
«Des avions de guerre français déployés à Paphos dans le cadre de l’accord de coopération dans le domaine de la défense signé entre l’administration chypriote grecque de Chypre du Sud et la France en 2017, ont violé l’espace aérien de notre pays et effectué un vol à basse altitude dans la région de Lefke le 20 décembre. 2024, au prix de la mise en danger de vies humaines. Cela a suscité une grande inquiétude parmi notre population. » Nous condamnons fermement cette violation par la France.
La partie chypriote grecque conclut depuis longtemps des accords militaires bilatéraux et accroît les tensions dans la région, en prétendant qu’elle se trouve sous une «menace pour sa sécurité» sur l’île.
Nous tenons à souligner que nous ne permettrons jamais que le soutien et la coopération militaire apportés à l’administration chypriote grecque sous couvert de partenariat stratégique menacent la paix et la sécurité du peuple chypriote turc.
«Une fois de plus, nous invitons toutes les parties concernées, en particulier la France, qui encouragent la partie grecque dans le domaine militaire, à renoncer immédiatement aux actions qui mettraient en danger la sécurité de la région et à agir avec bon sens.»