Principaux sujets à suivre sur les marchés mondiaux la semaine prochaine

Alors que la société devrait figurer parmi les 10 sociétés les plus valorisées négociées sur les bourses américaines après son introduction en bourse, les investisseurs s’attendent à ce que la Banque centrale européenne (BCE) augmente ses taux d’intérêt jeudi.

La Chine annoncera une série de données économiques importantes la semaine prochaine. Le groupe OPEP+ se réunira pour déterminer les quotas de production pétrolière pendant que la guerre en Iran se poursuit. De plus, la Coupe du monde débutera jeudi au Mexique.

1. OFFRE PUBLIQUE DE SPACEX

Wall Street se prépare à l’introduction en bourse de SpaceX, la société de fusées et de satellites d’Elon Musk. Ce développement géant, qui devrait ébranler les marchés, devrait être la première d’une série d’offres publiques géantes qui auront lieu dans les mois à venir.

SpaceX devrait être cotée à la bourse du Nasdaq le 12 juin. La société vise à lever un fonds important de 75 milliards de dollars grâce à l’offre publique et à atteindre une valeur marchande de 1,75 billion de dollars.

Après SpaceX, les géants de l’intelligence artificielle OpenAI et Anthropic devraient entrer en bourse. Anthropic a annoncé le 1er juin avoir déposé une demande confidentielle d’introduction en bourse aux États-Unis.

De plus, les investisseurs qui s’inquiètent de l’inflation due à la hausse des prix de l’énergie garderont un œil sur les données mensuelles de l’indice des prix à la consommation (IPC) en provenance des États-Unis.

Le bilan financier qui sera annoncé par le géant du logiciel Oracle pourrait jouer un rôle dans la poursuite de la hausse des valeurs technologiques.

2. DÉCISION DE LA BCE SUR LES TAUX D’INTÉRÊT

La Banque centrale européenne (BCE) se prépare à devenir la première grande banque centrale à augmenter ses taux d’intérêt depuis le déclenchement de la guerre en Iran.

En cette période où la crise énergétique de 2022 reste fraîche dans les mémoires, la BCE ne veut pas rater le train cette fois-ci.

La hausse de 25 points de base des taux d’intérêt attendue jeudi prochain n’est pas considérée comme le début d’un cycle majeur de hausse des taux d’intérêt, mais plutôt comme une « assurance ». Par cette décision, la BCE entend signaler qu’elle ne permettra pas que l’inflation devienne permanente.

Cependant, il n’existe actuellement rien de comparable à la forte croissance économique connue en 2022 après la pandémie mondiale. Pour cette raison, la BCE doit prendre des mesures prudentes tout en augmentant les taux d’intérêt sans affaiblir davantage la croissance déjà freinée.

C’est exactement la raison pour laquelle les marchés prévoient que la BCE ne relèvera ses taux d’intérêt que deux ou trois fois cette année, la prochaine hausse étant probable en septembre.

IMPACT DE LA 3ÈME COUPE DU MONDE

La Coupe du monde de football 2026 débutera jeudi prochain.

Le Mexique, le Canada et les États-Unis accueilleront conjointement le plus grand événement sportif au monde. Environ cinq milliards de personnes ont regardé le tournoi précédent sur écran ; Étant donné qu’il y aura plus d’équipes et plus de stades cette fois-ci, le tournoi devrait attirer un nombre beaucoup plus important de téléspectateurs à l’échelle mondiale.

En raison des frais de déplacement, d’alcool et d’habillement des supporters, le tournoi constituera une source de revenus importante pour les sociétés de boissons alcoolisées telles que Molson Coors ou Heineken, les sociétés européennes de vêtements de sport comme Adidas, la chaîne hôtelière américaine Hilton et la compagnie aérienne American Airlines.

Cependant, le tournoi ne devrait pas apporter une grande contribution macroéconomique. La contribution du tournoi à la croissance est souvent de courte durée, les dépenses dans les trois principales économies se contentant souvent de se déplacer plutôt que d’augmenter.

Quant au pays qui remportera la coupe, le modèle de prédiction de Goldman Sachs, basé sur la notation « Elo » développée pour les joueurs d’échecs, donne 26 % de chances que l’Espagne remporte la coupe ; Les autres favoris sont la France, l’Argentine et le Brésil.

4. TOUT VA BIEN

Alors que l’OPEP+, formée par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et les pays agissant ensemble, indique que les affaires continueront comme d’habitude malgré la guerre en Iran, selon des sources, les pays de l’OPEP+ devraient parvenir à un accord sur l’augmentation de leur objectif de production pour juillet lors de la réunion qui se tiendra dimanche.

Alors que les investisseurs attendent des progrès dans les pourparlers de paix qui pourraient conduire à l’ouverture au trafic du détroit d’Ormuz, les prix du pétrole fluctuent. Les prix du pétrole ont chuté d’environ 20 pour cent en mai dans l’espoir de parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre en Iran.

Les sept principaux membres de l’OPEP+ ont augmenté leurs quotas d’environ 600 000 barils par jour d’avril à juin. Toutefois, la production réelle a diminué, passant de 42,8 millions de barils en février à 33,2 millions de barils en avril.

En juillet, le quota de production devrait être augmenté d’environ 188 000 barils par jour, comme en juin. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a prévenu que les stocks mondiaux pourraient chuter à des niveaux critiques avant les mois d’été, lorsque la demande culmine.

5. L’ÉCONOMIE CHINOIS EST SOUS BILAN DE SANTÉ

Les données commerciales de mai, qui seront publiées mardi prochain, fourniront l’image la plus récente de la manière dont la plus grande économie d’Asie traverse le troisième mois de la guerre en Iran.

Mercredi, d’autres données sur l’évolution des prix seront publiées. Grâce à ces données, il sera vérifié si l’indice des prix à la consommation (IPC) poursuivra sa tendance à la hausse depuis octobre.

Un autre indicateur notable sera l’indice des prix à la production (IPP), qui est devenu positif pour la première fois en près de quatre ans en mars.

Les données de crédit pour mai seront également publiées dans la semaine. Comme vous vous en souvenez peut-être, en avril, la croissance la plus faible des deux dernières années a été enregistrée dans les données du « financement social total » (TSF), qui est l’indicateur le plus complet du volume total du crédit dans l’économie chinoise.