Le Pakistan a expulsé 32 200 immigrants afghans entre le 21 juillet et le 17 août dans le cadre de la répression en cours contre les immigrants sans papiers.
Avec les dernières expulsions, le nombre total d’Afghans expulsés depuis le lancement de la campagne par le Pakistan en octobre dernier a atteint 691 853.
Selon les médias pakistanais, les autorités ont annoncé que 732 familles avaient été incluses dans le processus de retour, transportées dans 674 véhicules.
La situation reste désastreuse pour nombre de ceux qui sont retournés en Afghanistan. Faute de logement et d’opportunités d’emploi, de nombreux rapatriés ont trouvé refuge dans des bâtiments inachevés à Kaboul.
Le ministère des Réfugiés et du Rapatriement, dirigé par les talibans, a rapporté lundi que 55 familles avaient été expulsées par le Pakistan le dimanche 18 août et traversées vers l’Afghanistan par le poste frontière de Spin Boldak, dans la province de Kandahar.
L’Iran continue également d’expulser
Les autorités iraniennes ont rapporté dimanche que 56 356 migrants afghans avaient été expulsés de la frontière du pays avec la province afghane de Nimroz au cours des quatre derniers mois, ce qui représente une augmentation de 23 % par rapport à l’année précédente.
Les procédures d’expulsion ont eu lieu entre le 21 mars et le 21 juillet 2023. Cette forte augmentation des expulsions intervient à un moment où l’attitude de l’Iran à l’égard des immigrés afghans s’est durcie, notamment depuis l’arrivée au pouvoir des talibans. Les immigrants afghans en Iran sont confrontés à de nombreux défis, notamment un accès limité aux services de base et des expulsions fréquentes.
Le ministère des Réfugiés, dirigé par les talibans, a déclaré qu’en moyenne 1 000 à 2 000 migrants afghans sont renvoyés d’Iran, de force ou volontairement, chaque jour.
Les Nations Unies estiment qu’environ trois millions de migrants afghans vivent actuellement en Iran, dont beaucoup ont du mal à accéder à la santé, à l’éducation et à d’autres services de base en raison des politiques gouvernementales restrictives et d’une discrimination sociale généralisée.
Cette augmentation intervient à un moment où les conditions des réfugiés afghans en Iran se détériorent, car ils ont un accès limité aux soins de santé, à l’éducation et aux services de base.
La situation géopolitique, marquée par les difficultés économiques internes de l’Iran et des relations internationales tendues, complique encore davantage la situation des migrants afghans. Il est affirmé qu’une augmentation des expulsions pourrait conduire à davantage d’instabilité en Afghanistan, où la situation économique et sécuritaire est désastreuse sous le régime taliban.