Les travailleurs de Boeing n’ont pas aimé l’augmentation et ont décidé de faire grève

96 pour cent des employés de l’usine du constructeur aéronautique américain Boeing sur la côte ouest des États-Unis ont voté hier en faveur d’une grève et ont décidé de se mettre en grève.

La première grève depuis 2008 chez Boeing, aux prises avec des retards de production et des dettes croissantes, débutera demain à 10h00 CET.

La grande majorité des quelque 30 000 travailleurs qui construisent le 737 MAX de Boeing et d’autres avions à réaction dans les régions de Seattle et de Portland ont voté en faveur de la grève.

L’accord proposé par la société prévoyait une augmentation de 25 pour cent des salaires globaux, une prime à la signature de 3 000 dollars et un engagement à construire le prochain avion commercial de Boeing dans la région de Seattle, à condition que le programme de production démarre dans les quatre ans suivant le contrat.

96 pour cent des membres de l’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aviation (IAM) ont voté en faveur de la grève.

Bien que la direction de l’IAM ait recommandé dimanche à ses membres d’accepter le contrat, de nombreux travailleurs s’y sont opposés avec colère, défendant l’augmentation de salaire de 40 pour cent initialement demandée et se plaignant de la perte de la prime annuelle.

Les travailleurs des usines Boeing de la région de Seattle qui assemblent les avions 737 MAX, 777 et 767 ont manifesté toute la semaine.

On ne sait pas exactement combien de temps durera la grève, mais une grève de longue durée aurait un impact non seulement sur les finances de Boeing, mais aussi sur les compagnies aériennes et les fournisseurs de pièces d’avion qui dépendent des avions de Boeing.

Lors de la dernière grève des travailleurs de Boeing en 2008, les usines ont été fermées pendant 52 jours et les revenus de l’entreprise ont diminué d’environ 100 millions de dollars par jour.