Les femmes sont ignorées, rapport de l’ONU sur la discrimination sexuelle

Selon de nouveaux rapports de l’ONU et de l’OMS, les droits des femmes à l’égalité sociale et économique diminuent progressivement. La violence, les inégalités salariales et les plafonds de verre invisibles sont devenus les principaux obstacles limitant la qualité de vie des femmes dans le monde. Des rapports ont révélé que 840 millions de femmes dans le monde étaient victimes de violences et que les femmes en Europe travaillent symboliquement « non rémunérées » pendant deux mois de l’année.

Une femme sur trois dans le monde est victime de violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie ; 316 millions de femmes ont été victimes de cette violence l’année dernière.

LA VIOLENCE AUGMENTE

Selon le Rapport mondial 2025 de l’OMS sur la violence à l’égard des femmes, 840 millions de femmes dans le monde, soit une femme sur trois, ont été exposées à des violences sexuelles ou physiques au cours de leur vie. Parmi eux, 682 millions ont été agressés physiquement ou sexuellement au moins une fois par un partenaire. Il a été rapporté que 316 millions de femmes ont subi cette violence au cours des 12 derniers mois. Le nombre de personnes victimes de violences sexuelles non-partenaires a atteint 263 millions. Le rapport souligne que les taux de violence dépassent 50 pour cent, en particulier dans les régions des îles du Pacifique, de l’Afrique subsaharienne et de l’Asie du Sud.

ILS GAGNENT 12 POUR CENT DE MOINS

Selon les données de l’Union européenne, les femmes gagnent en moyenne 12 pour cent de moins que les hommes pour le même travail. Ce taux coïncide symboliquement avec la « Journée de l’égalité salariale » le 17 novembre, de sorte que les femmes travaillent pratiquement sans rémunération le reste de l’année. Selon l’UE, 24 pour cent de cette différence est le résultat d’une « réorientation vers des secteurs à bas salaires tels que les soins, la santé et l’éducation ». De nouvelles mesures juridiques sur l’égalité de salaire pour un travail égal, la parité hommes-femmes dans les conseils d’administration et la transparence des réglementations salariales sont également à l’ordre du jour de la Commission européenne dans le cadre du « Plan pour une Union pour l’égalité ».

PLAFOND DE VERRE INVISIBLE

Les données des Nations Unies montrent que 60 pour cent des femmes ont été victimes de harcèlement sexuel ou de violence psychologique au moins une fois au cours de leur vie professionnelle. Les femmes sont confrontées non seulement à de faibles salaires, mais également à des obstacles à la promotion. R.Ces barrières invisibles, communément appelées « plafond de verre », empêchent les femmes d’accéder à des postes de direction. Dans les études de cas de l’UE, il a été constaté que les hommes exigent des salaires 15 pour cent plus élevés lors des négociations salariales, tandis que les femmes ne le font pas de peur de « paraître insistantes ».

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Les femmes gagnent en moyenne 12 pour cent de moins que les hommes en Europe ; « Journée de l’égalité salariale » Le 17 novembre est considérée comme la journée symbolique du « travail gratuit » pour les femmes pour le reste de l’année.

LA POLITIQUE DE SANTÉ N’EST PAS PRODUITE

Selon le rapport de l’OMS La pandémie de COVID-19, les guerres, les catastrophes climatiques et les crises économiques ont accru la violence à l’égard des femmes. 56 pour cent des femmes vivant dans les zones de crise et 48 pour cent des réfugiés déplacés sont victimes de violences. Bien que 88 pays participant à l’examen sur 30 ans du Programme d’action de Pékin aient déclaré cette question comme une priorité nationale, seuls 38 pour cent de ces pays ont des politiques de santé qui couvrent la violence à l’égard des femmes.

PAS UNE PRÉFÉRENCE, UNE PRÉCONDITION

Lors de la présentation du rapport, le directeur général de l’ONU, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré : « L’autonomisation des femmes n’est pas un choix, mais une condition préalable à la paix, au développement et à la santé. Un monde plus sûr pour les femmes est un monde meilleur pour tous. » Les experts affirment que la violence contre les femmes n’est pas seulement un crime individuel mais un problème mondial.

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