L’effet de la génétique sur la « longue vie » n’est pas aussi important qu’on le pense

La croyance de longue date selon laquelle « Si vos ancêtres ont vécu longtemps, vous vivrez longtemps aussi » a subi un coup scientifique majeur. Une analyse massive d’arbres généalogiques publiée dans la revue Nature Communications, contenant des données provenant de plus de 400 millions de personnes, a montré que la composante génétique de la longévité n’est que d’environ 5,5 %, et non entre 15 % et 30 % comme on le pensait auparavant.

Les données de « sélection du partenaire » sont trompeuses

L’une des conclusions les plus frappantes de la recherche concerne la raison pour laquelle les anciennes études sur la longévité donnaient des taux si élevés. Les scientifiques ont découvert que le facteur « sélection du partenaire » biaisait les données. Les gens choisissent généralement des partenaires ayant des antécédents socio-économiques, des niveaux d’éducation et des habitudes de vie similaires aux leurs. Cela fait que les conjoints ont une durée de vie similaire même s’il n’y a pas de lien génétique, et cette similarité est interprétée à tort comme un héritage génétique.

L’environnement et le mode de vie sont plus puissants que les gènes

L’étude montre que les parents non consanguins peuvent parfois avoir une durée de vie plus similaire que les parents consanguins. Cela prouve que le logement partagé, l’alimentation, la qualité de l’air et les habitudes sociales sont bien plus déterminants que les codes de nos cellules.

Les experts affirment que ces résultats ne devraient pas être décevants, au contraire, ils apportent un « renforcement ». Si la longévité était entièrement génétique, nous ne pourrions pas y faire grand-chose. Cependant, ce faible taux confirme que des facteurs qui relèvent de notre volonté, tels que l’alimentation, l’activité physique, la gestion du stress et l’évitement des habitudes néfastes, sont essentiels pour prolonger notre vie.

Malgré cela, les chercheurs soulignent que cette petite part génétique de 5,5 % reste importante. Certaines variations génétiques spécifiques peuvent rendre une personne plus résistante à certaines maladies ; Cependant, si l’on considère la situation générale, le vieillissement en bonne santé n’est pas une destinée, mais en grande partie un processus de construction.