Le système de santé de Beyrouth est au bord de l’effondrement

Après les intenses frappes aériennes israéliennes sur le Liban, les hôpitaux de la capitale Beyrouth ont été confrontés à une grave crise humanitaire.

Dans la ville où les fournitures médicales vitales sont sur le point de s’épuiser, les médecins préviennent que la situation va empirer.

Immédiatement après les attentats, des centaines de blessés ont afflué vers l’hôpital universitaire américain de Beyrouth.

Il a été rapporté que 76 blessés ont été transportés à l’hôpital en moins d’une heure et que 6 personnes n’ont pas pu être sauvées malgré toutes les interventions.

Le médecin-chef de l’hôpital, le Dr Salah Zeineldine, a déclaré que la majorité des patients grièvement blessés étaient des enfants. Il a été noté que parmi ceux qui ont perdu la vie se trouvaient des bébés âgés de quelques semaines seulement.

LES PERTES DE VIES AUGMENTENT

Le ministère libanais de la Santé a annoncé que le nombre de personnes ayant perdu la vie lors des récentes attaques s’élevait à 303 et que 1 150 personnes avaient été blessées.

La principale cause de décès et de blessures est le fait d’être coincé sous des bâtiments qui se sont effondrés sous la force de l’explosion.

Il est à craindre que le nombre de morts augmente à mesure que les équipes de secours continuent d’extraire les corps sous les décombres.

LES RESSOURCES DU SYSTÈME DE SANTÉ SONT ÉPUISÉES

Les professionnels de la santé au Liban décrivent la situation actuelle comme plus grave que l’explosion du port de Beyrouth en 2020.

Le chef du service des urgences de l’hôpital de Geitawi, le Dr Alain Kortbaoui, a déclaré que les importations de produits pharmaceutiques ont été interrompues en raison de la crise économique qui sévit depuis 2019.

L’Organisation mondiale de la santé a également averti que les hôpitaux du Liban pourraient manquer de kits médicaux d’ici quelques jours.

Pénurie de carburant pour les générateurs

Un autre problème critique dans les hôpitaux est l’approvisionnement en énergie.

Les centres de santé, qui dépendent de générateurs en raison des coupures de courant, connaissent des difficultés d’approvisionnement en carburant en raison de la hausse des prix du pétrole.

Les médecins soulignent qu’ils continueront à fournir des services si les hôpitaux ne sont pas directement visés, mais que si les attaques se poursuivent avec cette intensité, ils n’auront pas la force de supporter.

Malgré les dégâts, le peuple libanais s’est mobilisé pour donner du sang aux hôpitaux. Tandis que les appels lancés par le Croissant-Rouge libanais sur les réseaux sociaux recevaient une réponse, de nombreux volontaires ont afflué vers les hôpitaux.

Le président du Croissant-Rouge libanais, le Dr Antoine Zoghbi, a déclaré que les initiatives locales peuvent être une solution jusqu’à un certain point et que la seule véritable solution est d’arrêter la guerre.