La Belgique a lancé un grand appel à la jeunesse et a proposé un service militaire d’un an aux jeunes de 17 ans qui souhaitaient s’engager dans le service militaire volontaire. Les 500 premiers volontaires pour ce service militaire, qui coûtera environ 2 mille euros par mois, devraient commencer leur formation en septembre 2026.
Cette décision est considérée comme une mesure compatible avec les mécanismes de contre-mesures de l’OTAN et de l’UE.
Des tendances similaires sont observées en Allemagne, en Lituanie, aux Pays-Bas et dans d’autres pays européens. De nombreux pays remodèlent leurs politiques concernant le retour au service militaire ou l’augmentation du nombre de soldats.
Pourquoi cette tendance se renforce-t-elle ?
La guerre en Ukraine, qui a débuté en 2022, et les préoccupations sécuritaires croissantes qui en ont résulté en Europe de l’Est ont rendu nécessaire une refonte des capacités militaires. Dans ce contexte, la « participation des jeunes au système » est considérée comme un outil pour augmenter le nombre de soldats et renforcer les systèmes de défense.
En outre, le renforcement des mécanismes de dissuasion au sein de l’UE et de l’OTAN a mis à l’ordre du jour la réévaluation du service militaire obligatoire.
Les discussions se poursuivent
Cette pratique suscite la controverse à bien des égards. D’un côté, il existe une résistance sociale à l’inclusion des jeunes dans un service militaire à long terme ; D’un autre côté, on estime que la transition vers un modèle de service militaire obligatoire pourrait s’avérer difficile dans les pays ayant une tradition de volontariat. Outre l’augmentation du nombre de soldats, des mesures telles que l’inclusion des femmes dans le modèle incluant le service militaire sont également à l’ordre du jour.