Le procès de Trump par la guerre : les peurs derrière le courage

Le style de gestion impulsif du président américain Donald Trump est mis à l’épreuve pour la première fois dans un conflit militaire prolongé et risqué. Selon une analyse du Wall Street Journal, bien que Trump se présente à l’extérieur comme un leader « intransigeant », il craint, à huis clos, que l’opération mette fin à son avenir politique.

La question qui préoccupe le plus Trump est que la crise des otages en Iran en 1979 a mis fin à la carrière politique de Jimmy Carter. Il semblerait que Trump ait crié après ses collaborateurs pendant des heures à la Maison Blanche après qu’un avion américain ait été abattu en Iran et que deux pilotes aient disparu.

TRUMP A ÉTÉ GARDÉ À L’ÉCART DE LA SALLE DES OPÉRATIONS

Craignant un fiasco similaire à celui de 1979, Trump a été tenu à l’écart de la salle des opérations, craignant que « l’impatience des responsables militaires ne complique le processus ».

Trump utilise délibérément la tactique de paraître « instable » pour attirer l’Iran à la table des négociations. Il avait pour objectif de surprendre et d’effrayer les Iraniens en ajoutant des prières islamiques à ses messages ou en menaçant de « détruire la civilisation iranienne ». Il a fait valoir à son équipe que cette langue était « la seule que les Iraniens comprendraient ».

La guerre a déjà dépassé la « période de 6 semaines » promise par Trump… Alors que Trump s’étonnait que le détroit d’Ormuz puisse être fermé si facilement, la réduction de 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole a frappé les marchés de l’énergie. Trump a rejeté le projet de s’emparer de l’île stratégiquement importante de Hark, au motif que «les soldats américains seraient une cible».

Pendant que ses conseillers attendaient des nouvelles de la guerre, Trump serait en train d’examiner les dessins de la nouvelle salle de bal qu’il a construite pour la Maison Blanche ou de rencontrer les donateurs pour les élections de mi-mandat.

Bien que Trump qualifie les succès militaires de victoires, les experts préviennent que l’opération pourrait se transformer en un bourbier politique en raison du manque de planification et du manque de concentration sur les détails. La Maison Blanche, en revanche, affirme que Trump est un « leader déterminé » et souligne que la destruction de la capacité nucléaire iranienne est un grand succès.