La CEDH punit l’Allemagne pour avoir expulsé un Syrien vers la Grèce

La CEDH a annoncé sa décision concernant la demande d’admission d’un Syrien né en 1993, expulsé d’Allemagne vers la Grèce, vers les deux pays en question.

Selon la déclaration du tribunal, la CEDH a tenu les autorités allemandes pour responsables de ne pas avoir fourni de garantie que H.T. ne serait pas maltraité en Grèce avant de l’expulser.

La CEDH a statué que l’Allemagne avait donc violé l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) concernant l’interdiction de la torture et devait verser 8 000 euros à H.T. à titre d’indemnisation.

Le tribunal a jugé que les conditions de détention de H.T. en Grèce violaient l’article 3 de la CEDH sur l’interdiction de la torture et l’article 5, paragraphe 4, sur la liberté et la sécurité.

L’article 3 de la CEDH stipule que nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants.

Au 4ème alinéa de l’article 5 de la même convention, il est précisé qu’il doit être décidé dans un bref délai si la détention de toute personne privée de liberté est conforme à la loi.

Le gouvernement allemand a rapporté que H.T. avait montré la carte d’identité bulgare appartenant à quelqu’un d’autre lors du contrôle d’identité à la frontière austro-allemande le 4 septembre 2018.

Le même jour, l’Allemagne a expulsé H.T. vers la Grèce dans le cadre d’un accord administratif.

HT avait saisi la CEDH contre l’Allemagne, qui, selon lui, l’avait expulsé alors qu’il avait exprimé son désir de demander l’asile sur le territoire allemand, et contre la Grèce, en raison des conditions dans lesquelles il était détenu.