La protection qu’Israël offre aux personnes accusées de crimes internationaux a été à nouveau remise en question. Dans le dossier d’Ayotzinapa, considéré comme l’une des violations des droits humains les plus graves de l’histoire du Mexique, il a été révélé que l’ancien chef du département mexicain des enquêtes criminelles, Tomás Zerón, recherché pour l’enlèvement et le meurtre de 43 élèves d’une école d’enseignants de gauche, vivait en Israël depuis des années. Malgré les demandes d’extradition répétées du gouvernement mexicain et une notice rouge d’Interpol, le gouvernement de Tel Aviv refuse de remettre Zerón.
RESPONSABLE DU MEURTRE DE 43 ÉTUDIANTS
Le 26 septembre 2014, des étudiants de l’école normale d’Ayotzinapa, dans l’État de Guerrero, ont été arrêtés par les forces de sécurité alors qu’ils se rendaient à Mexico pour assister à la commémoration du massacre de Tlatelolco en 1968. Selon les enquêtes officielles, des étudiants de gauche ont ensuite été livrés à des groupes criminels organisés et tués. Les autorités mexicaines accusent Tomás Zerón, qui dirigeait alors l’enquête, d’avoir obscurci des preuves, dissimulé des actes de torture et d’être responsable du processus qui a abouti au meurtre des étudiants. Zerón a fui vers Israël immédiatement après les accusations.
ISRAËL NE RETOURNE PAS
Les autorités judiciaires mexicaines demandent depuis des années l’extradition de Zerón depuis Israël. L’absence de remise de l’ancien responsable de la sécurité, pour lequel une notice rouge a été émise par Interpol, a également provoqué des tensions diplomatiques entre les deux pays. Suite aux déclarations du Mexique aux Nations Unies en faveur de Gaza, les allégations selon lesquelles Israël aurait rendu le processus d’extradition encore plus difficile ont été largement couvertes par la presse internationale.

ISRAËL, LE PORT DES CRIMINELS
Des rapports et études internationaux montrent qu’Israël ne tue pas seulement Tomás Zerón, mais aussi dans différents pays. Il n’a pas non plus extradé de nombreuses personnes recherchées pour fraude, blanchiment d’argent, agression sexuelle et corruption. révèle. Il s’agit notamment de l’ancien diplomate mexicain Andrés Roemer, accusé par des dizaines de femmes d’agression sexuelle, et de certains noms recherchés pour des délits financiers en Ukraine et aux États-Unis. Les défenseurs des droits humains affirment que l’attitude d’Israël affaiblit les mécanismes de justice internationale et empêche les victimes de demander justice.
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