Il semblerait que ces personnes, d’extrême droite ou passionnées d’armes, se soient rendues à Sarajevo comme tireurs d’élite pendant quelques jours pour tirer d’en haut sur des civils, contre une somme comprise entre 80 000 et 100 000 euros. Le coût du meurtre d’enfants est plus élevé.
L’enquête est menée par le parquet de Milan. Apparemment, au moins cinq Italiens auraient participé à ce jeu de meurtre. Les preuves comprennent des témoignages, des documents secrets des services de renseignement italiens et des déclarations d’anciens miliciens serbes. La présence de tireurs d’élite extraordinaires a été mentionnée plus tôt au cours du procès dans l’affaire Milosevic à La Haye ; Cela suggère que les événements sont passés de l’incertitude au concret.
À Sarajevo, où environ 11 000 civils ont perdu la vie ; On pense que ce type de « chasse à l’homme aux touristes » aurait pu être pratiqué. Parmi les victimes présumées figurent des civils non armés, voire des enfants.
Parmi les personnes citées dans le dossier figurent un homme d’affaires propriétaire d’une clinique esthétique à Milan et quelques riches particuliers de Turin et de Trieste. Pour cette « fusillade touristique », des civils ont été ciblés en « groupes » en se déplaçant dans des zones rurales ou des quartiers dangereux.
Dans le cadre de l’enquête ; Il est indiqué que plus de 80 à 100 000 euros ont été payés, que les voyages en avion ont été effectués via la route Trieste-Belgrade et que le voyage a été organisé sous le couvert d’un «voyage de chasse en groupe».
Par ailleurs, les pièces du dossier d’enquête comprennent des déclarations recueillies auprès des services de renseignement bosniaques et des documents classés « secret de haut niveau » par les renseignements italiens. Un ancien milicien serbe a admis lors de son interrogatoire qu’il participait à ces safaris avec cinq personnes.
Tout cela met en lumière une dimension sombre encore méconnue du siège de Sarajevo, l’une des tragédies humaines les plus froides de son époque.