Dans leur lettre commune adressée à la Commission européenne, les ministres de l’économie des pays concernés ont exigé que les bénéfices élevés réalisés par les entreprises énergétiques dans un contexte de crise soient taxés. Dans la lettre partagée par le ministre espagnol de l’Économie, Carlos Cuerpo, il a été souligné que les conflits au Moyen-Orient ont fait augmenter les prix du pétrole, ce qui a créé un lourd fardeau pour l’économie et les citoyens européens.
Les ministres ont déclaré que cette charge devrait être partagée équitablement et ont demandé qu’un mécanisme fiscal à l’échelle de l’UE soit développé pour les bénéfices supplémentaires réalisés par les sociétés énergétiques.
«Ceux qui gagnent la guerre doivent contribuer»
La lettre indiquait qu’une telle taxe serait porteuse d’un message non seulement économique mais aussi politique. Les ministres ont estimé que «ceux qui profitent des conséquences de la guerre devraient contribuer à alléger le fardeau qui pèse sur la société».
Il a également été souligné que cette mesure démontrerait l’unité et la mobilité de l’Union européenne.
Le modèle 2022 a été présenté à titre d’exemple
Cinq pays ont demandé à la Commission européenne de reconsidérer un système similaire mis en place lors de la guerre en Ukraine. En 2022, l’UE a introduit une « contribution de solidarité » de 33 % aux bénéfices des sociétés pétrolières et gazières, ce qui dépasse de plus de 20 % la moyenne des quatre dernières années.
Dans la nouvelle proposition, il est demandé que ce système soit rendu plus efficace et que les revenus étrangers des sociétés énergétiques multinationales, en particulier, soient inclus plus clairement.
Tous les regards sont tournés vers Bruxelles
La lettre a été envoyée à Wopke Hoekstra, commissaire européen chargé du climat, du zéro net et de la croissance propre. Même s’il a été déclaré que la commission était convenue d’évaluer la question rapidement, les dimensions juridiques et économiques d’une nouvelle réglementation fiscale devraient devenir claires dans peu de temps.
Cette offre, qui intervient à un moment où les prix de l’énergie augmentent et où la pression économique s’accentue en Europe, devrait être l’un des sujets les plus brûlants de l’agenda européen dans les prochains jours.