Chaos de la CPI au Sénat des Philippines : des coups de feu ont retenti, des soldats ont encerclé le bâtiment

Il n’y a pas de calme aux Philippines. À la suite du mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) contre le chef de la police de l’ancien président Rodrigo Duterte et actuel sénateur Ronald dela Rosa, des bruits de chaos et de conflits ont éclaté autour du bâtiment du Sénat.

Selon des témoins oculaires, alors que des salves de tirs ont été entendues mercredi au Sénat philippin, le personnel et les civils à l’intérieur ont reçu l’ordre de se mettre à l’abri d’urgence.

Les journalistes de Reuters présents sur les lieux ont rapporté que plus de 10 militaires armés de fusils d’assaut et de tenues de camouflage étaient arrivés autour du bâtiment peu avant le bruit des affrontements.

Les autorités officielles n’ont pas encore confirmé qui a tiré avec ces armes et dans quel but.

«NE ME LIVRE PAS À LA HAYE»

Ronald dela Rosa, 64 ans, qui n’a pas quitté ses fonctions au Sénat depuis lundi, s’est adressé à ses partisans avec une vidéo qu’il a publiée sur Facebook. Dela Rosa a déclaré que les forces de l’ordre étaient en route après le mandat d’arrêt de la CPI et a utilisé les déclarations suivantes :

«Je vous en supplie, aidez-moi s’il vous plaît. Ne laissez pas un autre Philippin être emmené à La Haye.»

DANS LA PRESCRIPTION JUDICIAIRE ARCHITECTURALE DE LA « GUERRE CONTRE LA DROGUE »

Dela Rosa est connu comme le principal exécutant des opérations de « guerre contre la drogue » de l’ancien dirigeant Rodrigo Duterte, qui ont entraîné la mort de milliers de personnes et ont été décrites comme un « massacre systématique » par les organisations de défense des droits humains.

La CPI accuse Dela Rosa de « crimes contre l’humanité ». Face à des accusations similaires, l’ancien président Duterte, âgé de 81 ans, a été arrêté l’année dernière et attend actuellement son procès à La Haye.

La police philippine nie ces accusations, affirmant que plus de 6 000 personnes tuées lors des opérations étaient armées et résistaient aux forces de sécurité.

Même si les responsables militaires n’ont pas encore fait de déclaration concernant leur présence dans le bâtiment du Sénat, l’attente tendue dans la région se poursuit.