Changement dans la Constitution nord-coréenne, le dernier espoir appartient à l’histoire

La Corée du Nord a supprimé toute mention d’unification avec le Sud dans sa Constitution. Cette étape révèle que Pyongyang se tourne vers une politique plus hostile envers Séoul.

L’article affirmant que la Corée du Nord vise à « réaliser l’unification de la patrie » n’est plus inclus dans la dernière version de la Constitution annoncée lors de la conférence de presse tenue par le ministère sud-coréen de l’Unification.

Cette évolution intervient après que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a qualifié la Corée du Sud d’« État le plus hostile » dans son discours de politique générale de mars.

Définir les limites territoriales

Selon le document annoncé par Séoul, la Constitution révisée présentée en mars comprend également un nouvel article définissant le territoire de la Corée du Nord.

Utilisant le nom officiel de la Corée du Sud, l’article précise que le territoire nord-coréen comprend la frontière avec la Chine et la Russie au nord et la frontière avec la « République de Corée » au sud.

Le texte précise également que la Corée du Nord «ne permet absolument aucune violation de son territoire».

Réactions de Séoul

Le président sud-coréen Lee Jae Myung, qui adopte une attitude conciliante, a appelé à des négociations sans conditions préalables avec la Corée du Nord, affirmant que les deux pays étaient destinés à « faire germer les fleurs de la paix ».

Mais la Corée du Nord n’a pas répondu aux propositions du gouvernement Lee et a qualifié à plusieurs reprises la Corée du Sud de son rival « le plus hostile ».

Kim s’est engagé à renforcer ses forces nucléaires. Pyongyang a également procédé à quatre essais de missiles en avril ; Il s’agit du nombre le plus élevé en un seul mois depuis plus de deux ans.