Avertissement sévère de la Chine au Japon

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a déclaré que le Japon devait « corriger immédiatement » ses erreurs, faute de quoi la communauté internationale serait obligée d’arrêter la renaissance du militarisme japonais.

Le Premier ministre japonais Takaichi a fait allusion à la possibilité d’une intervention armée, déclarant lors d’une session parlementaire le 7 novembre qu’une éventuelle « crise à Taiwan pourrait constituer une menace nationale pour le Japon ». Takaichi a refusé de se rétracter.

La Chine a envoyé un document officiel à l’ONU, affirmant que ces déclarations étaient la première fois depuis 1945 qu’un dirigeant japonais avait l’intention d’intervenir militairement à Taiwan. Dans la déclaration, il a été souligné que ce discours constituait une menace militaire directe contre la Chine.

« SI IL Y A UNE INTERVENTION, NOUS RÉPONDONS »

Wang Yi a rappelé que Taiwan est une question intérieure de la Chine et a déclaré : « La Chine doit répondre pour défendre sa souveraineté. C’est une question de justice internationale et de protection de la conscience humaine. »

Le ministre a également déclaré que la Chine ne permettrait pas aux « tendances de droite et militaristes » au Japon de se renforcer à nouveau.

Le représentant permanent de la Chine auprès de l’ONU, Fu Cong, a également fait de cette question un document officiel et l’a soumis aux Nations Unies. Les experts chinois soulignent que cette réponse sévère du pays sert d’avertissement non seulement à Tokyo mais aussi à la communauté internationale.

L’OPPOSITION JAPONAISE EST RÉACTIVE

Suite aux tensions avec la Chine, le principal chef de l’opposition japonaise, Yoshihiko Noda, a appelé le gouvernement à améliorer ses relations, affirmant que Takaichi avait entraîné le pays dans une crise diplomatique. L’ancien Premier ministre Shigeru Ishiba a critiqué Takaichi, soulignant que « la diplomatie ne doit pas être utilisée pour le populisme ».