Il a été annoncé que des avions militaires russes avaient procédé à des interceptions « dangereuses » contre un avion de renseignement appartenant à la Royal Air Force (RAF) britannique effectuant un vol de routine au-dessus de la mer Noire.
Lors du premier incident, un avion de guerre russe Su-35 s’est approché si près d’un avion de reconnaissance britannique de la RAF « Rivet Joint » que les systèmes de vol d’urgence de l’avion britannique ont été déclenchés et son système de pilote automatique a été désactivé.
SORTI DE 6 MÈTRES, NEZ À NEZ
Lors d’un autre obstacle, l’avion de combat russe de type Su-27 est passé à seulement 6 mètres (20 pieds) devant le nez de l’avion britannique et a effectué six sorties dangereuses. Les deux incidents, survenus à la mi-avril, se sont produits à une vitesse d’environ 800 km/h (500 mph), ont indiqué les autorités.
Dans les séquences vidéo publiées par le ministère britannique de la Défense, on voit clairement les moments où l’un des avions à réaction russes équipés de missiles air-air est passé rapidement juste devant les avions de la RAF.
UN. @RoyalAirForce L’avion de Rivet Joint opérant dans l’espace aérien international au-dessus de la mer Noire a été dangereusement intercepté par des avions militaires russes – volant à six mètres de distance et déclenchant les systèmes d’urgence embarqués.
Malgré ces manœuvres imprudentes, l’équipage de la RAF a complété son… pic.twitter.com/QyUP7dE4OJ
– Ministère de la Défense 🇬🇧 (@DefenceHQ) 20 mai 2026
L’avion britannique Rivet Joint, équipé de capteurs avancés et non armé, se trouvait dans l’espace aérien international dans le cadre de sa mission visant à assurer la sécurité du flanc oriental de l’OTAN. Suite à ces tensions, les responsables britanniques ont contacté l’ambassade de Russie et ont sévèrement condamné cette action agressive des pilotes.
Dans sa déclaration sur la question, le ministre britannique de la Défense, John Healey, a qualifié les actions des pilotes russes d'»inacceptables».
LA TENSION S’EST PROPAGÉE AU SOUS-MARIN
L’activité militaire entre la Grande-Bretagne et la Russie s’intensifie non seulement dans les airs mais aussi sous la mer. En avril, la Royal Navy britannique a déjoué avec succès une mission secrète de sous-marins russes au large des côtes anglaises.
Au total, trois sous-marins russes, dont l’un était un sous-marin d’attaque à propulsion nucléaire de classe Akula et les deux autres étaient des sous-marins espions appartenant à la Direction russe de la recherche en eaux profondes (Gugi), étaient étroitement surveillés par l’armée britannique. On sait également qu’au cours de la même période, Vladimir Poutine a chargé des frégates russes d’accompagner les pétroliers sanctionnés de la « flotte fantôme » transportant du carburant et des armes lors de leur passage dans la Manche.