À la surface de Mars, environ 50 tubes attendaient d’être collectés, que les scientifiques espéraient examiner sur Terre à la recherche de signes de vie ; Or, la probabilité que ces échantillons atteignent notre planète est désormais quasi inexistante.
L’annulation du programme Mars Sample Return (MSR) est devenue l’exemple le plus concret du changement de cap de la politique spatiale américaine. Fin 2025, le Congrès a retiré le budget nécessaire à la mission qui devait amener sur Terre les échantillons collectés par le rover Perseverance. Avec cette décision, la coopération que la NASA et l’Agence spatiale européenne (ESA) prévoyaient depuis des années a été effectivement dissoute.
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Cette annulation n’est pas seulement due à un choix politique, mais surtout à une question de coût. Le programme MSR a démarré avec une estimation de 4 milliards de dollars, mais les derniers calculs internes de la NASA ont montré que le budget s’élèverait à plus de 11 milliards de dollars. Malgré cette augmentation des coûts, l’agence a réussi à maintenir le projet en vie grâce à la coopération avec l’ESA, qui a pris en charge le retour de l’orbiteur, et à un calendrier qui a étalé les dépenses sur la décennie suivante.
Perseverance collecte des échantillons depuis cinq ans
La persévérance avait fait sa part. Véhicule de reconnaissance ; Il a scellé un total de 43 tubes, dont 38 contenaient de la roche, de la poussière et des sédiments martiens, et dont 5 étaient des « tubes témoins » conçus pour détecter une éventuelle contamination. Il a même créé un petit « entrepôt » bordé de ces tubes dans le cratère Jezero pour faciliter le processus de collecte.
Le plan initial était ambitieux mais techniquement réalisable : un véhicule appelé Sample Retrieval Lander atterrirait près de ces tubes en 2030. De là, une petite fusée lancerait les échantillons sur l’orbite de Mars, où un orbiteur de construction européenne les capturerait et commencerait leur voyage de retour vers la Terre. Si tout se passait bien, les roches seraient sur Terre en 2033 ou 2035.
Mais la loi de finances 2026 a complètement anéanti ces espoirs. Bien que le financement du MSR ait été supprimé, une part beaucoup plus petite de 110 millions de dollars a été allouée uniquement au nouveau programme appelé Mars Future Missions. Cet argent servira à développer des technologies pour de futures missions sur la Lune ou sur Mars, mais ne couvrira pas le retour des échantillons.
Adieu à la chance d’être le premier à rechercher des signes de vie sur Mars
Cette annulation est un coup très dur pour le monde scientifique. L’analyse de ces échantillons dans des laboratoires terrestres était la meilleure opportunité de rechercher des signes de vie passée sur Mars ; Car aucun véhicule de reconnaissance ne peut effectuer une mesure avec cette sensibilité avec l’appareil embarqué. De plus, laisser indéfiniment des échantillons sur Mars ouvre la porte à un autre pays pour devenir la première puissance à amener de la roche martienne sur Terre : la Chine travaille déjà dans ce sens avec la mission Tianwen-3 prévue pour la prochaine décennie.
Pendant ce temps, Perseverance continue de fonctionner ; Il peut continuer à sceller les tubes mais il n’y a personne pour les récupérer. Si les choses ne changent pas, ces 43 cylindres métalliques resteront une capsule temporelle scientifique sur Mars. La question de l’humanité : « Y avait-il autrefois de la vie sur la planète rouge ? Pour vous rappeler silencieusement à quel point vous êtes sur le point de répondre à votre question…