Selon les conclusions préliminaires de l’UE, ces applications violent les nouvelles réglementations du bloc sur les médias sociaux en vertu de la loi sur les services numériques (DSA).
Que sont les motifs sombres ?
Les modèles sombres sont des conceptions d’interface utilisateur (UI) conçues pour inciter les utilisateurs à prendre des mesures qu’ils ne prendraient normalement pas.
Inventé par Harry Brignull, fondateur de Deceptive Patterns, ce terme décrit les éléments de l’interface utilisateur qui amènent les utilisateurs à prendre des décisions qui profitent au fournisseur de services, souvent au détriment de l’utilisateur. Ces modèles exploitent les biais cognitifs et le manque d’attention des utilisateurs pour les conduire sur une voie qu’ils pourraient regretter plus tard.
Exemples de moisissures sombres
Selon les informations de Forbes, des exemples de motifs sombres incluent :
Fausse famine : Les utilisateurs sont poussés à agir rapidement en prétendant faussement que ce qu’ils consultent est presque épuisé.
Annonces cachées : Inciter les utilisateurs à cliquer sur des publicités déguisées en éléments de navigation.
Motel des cafards : Rendre plus facile l’entrée dans une situation (par exemple, l’inscription à un service) mais difficile d’en sortir (par exemple, l’annulation d’un abonnement).
Les réclamations d’AB contre X
L’enquête menée par la Commission européenne dans le cadre du DSA a révélé que les coches bleues de X proposées moyennant des frais mensuels étaient une sorte de motif sombre. Pendant la majeure partie de l’histoire de Twitter, ces coches étaient un signe de vérification pour les célébrités, les politiciens et autres comptes influents. Cela indiquait que l’identité de la personne avait été vérifiée.
D’autres réseaux sociaux, comme LinkedIn, continuent également d’utiliser le badge « vérifié » pour indiquer qu’ils ont vérifié l’identité du membre.
En revanche, sous la propriété d’Elon Musk, tout utilisateur X peut obtenir une coche bleue en payant 8 dollars par mois. Ce changement a conduit à la confusion et à la tromperie, car les utilisateurs ne pouvaient plus faire confiance à la coche bleue comme signe d’authenticité et de fiabilité.
Selon l’UE, cette pratique «affecte négativement la capacité des utilisateurs à prendre des décisions libres et éclairées concernant l’authenticité des comptes et des contenus avec lesquels ils interagissent».
Les conclusions de l’UE suggèrent que le système actuel de coches bleues sur un X peut induire les utilisateurs en erreur en leur faisant croire que certains comptes sont plus fiables ou réels qu’ils ne le sont en réalité. Les allégations portent également sur le respect par X des règles de transparence en matière de publicité.
La loi sur les services numériques représente une étape importante dans cette direction en fixant des règles claires en matière de transparence et de responsabilité. L’UE met X sous le feu des projecteurs pour son utilisation présumée de motifs sombres, mais ce problème est courant sur de nombreuses plateformes numériques.