Un tribunal japonais déclare que l’interdiction du mariage homosexuel est constitutionnelle

Cette décision contraste fortement avec la plupart des six décisions judiciaires rendues jusqu’à présent à travers le pays. Les tribunaux de Sapporo, Tokyo, Nagoya, Osaka et Fukuoka ont déjà statué que le fait de ne pas reconnaître légalement le mariage homosexuel viole les garanties constitutionnelles. Toutefois, ces tribunaux n’ont généralement pas décidé d’indemniser les plaignants.

Raisonnement du tribunal et mise en garde

La décision, rendue par la juge Ayumi Higashi, affirme que le système actuel est toujours raisonnable et sert à structurer un environnement spécifiquement propice à l’éducation des enfants. C’est pour cette raison qu’il a été jugé légitime d’interpréter l’expression « mari et femme » dans la Constitution comme une union entre un homme et une femme.

Le tribunal a également déclaré que la liberté de se marier prévue à l’article 24 de la Constitution ne s’étend actuellement pas aux couples de même sexe. Cependant, le tribunal s’est dit préoccupé par l’absence de progrès juridiques malgré cette décision et a averti que ce ralentissement pourrait finir par violer le « principe de l’égalité devant la loi » à l’avenir.

Déplacement des plaignants devant la Cour suprême

Les plaignants (huit personnes âgées de 40 à 60 ans) ont annoncé qu’ils feraient appel devant la Cour suprême, qualifiant la situation de «cauchemar» après l’annonce de la décision. Avec cet appel, la Cour suprême devrait établir une référence unifiée sur la question l’année prochaine.

Le Japon reste le seul pays du G7 à ne pas avoir légalisé le mariage ou l’union civile entre personnes de même sexe.