Alors que l’incertitude politique en France et au Japon exerce une pression sur les marchés financiers, la période de bilan du troisième trimestre aux États-Unis débutera la semaine prochaine pour les banques. Alors que les activités publiques fédérales continuent d’être perturbées aux États-Unis, les responsables financiers se réuniront à Washington pour les réunions annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale.
1. BILAN DES BANQUES AMÉRICAINES
Les principales banques d’investissement aux États-Unis publieront la semaine prochaine leurs bilans du troisième trimestre. Les investisseurs s’attendent à des bilans solides qui soutiendront les marchés boursiers qui continuent de battre des records. JPMorgan Chase, Citigroup, Wells Fargo et Goldman Sachs et le gestionnaire d’actifs BlackRock annonceront la semaine prochaine leurs résultats du troisième trimestre. Selon les données du LSEG IBES, les bénéfices des sociétés du S&P 500 au troisième trimestre devraient augmenter de 8,8 % en moyenne par rapport à la même période de l’année dernière. Dans le secteur financier, la croissance des bénéfices devrait être d’environ 13 pour cent. Alors que l’arrêt des activités du gouvernement fédéral aux Etats-Unis depuis le 1er octobre a retardé la publication de données économiques très suivies, l’importance des bilans des entreprises s’est accrue. Les indices des prix à la consommation (IPC) et à la production (IPP) ainsi que les données sur les ventes au détail aux États-Unis, dont la publication est prévue la semaine prochaine, pourraient être reportés si les activités gouvernementales continuent de s’arrêter.
2. LA FRANCE, LE NOUVEAU MALADE D’EUROPE
Le nouvel « homme malade » de la zone euro, c’est la France. Le déficit budgétaire de la France, la deuxième économie de l’Union européenne (UE), est assez élevé. De plus, la crise politique de longue date rend presque impossible la reprise de l’économie. La démission du cinquième Premier ministre français en deux ans a porté l’incertitude politique dans le pays à son paroxysme.
La démission des deux derniers premiers ministres, faute d’avoir réussi à faire accepter le « budget d’austérité » par le parlement, montre les répercussions de la crise politique sur l’économie.
Mais les évolutions récentes sont prometteuses. Le président Emmanuel Macron devrait nommer aujourd’hui le nouveau Premier ministre. Cette nomination pourrait réduire le risque d’élections anticipées. Les obligations d’État françaises et le marché boursier se sont quelque peu redressés, mais les perspectives ne sont pas brillantes. Si les socialistes forment le prochain gouvernement, une importante réforme des retraites pourrait être annulée. Selon les analystes, dans une telle situation, le déficit budgétaire pourrait augmenter de 3 milliards d’euros en 2027.
3. LES EAUX NE S’ARRÊTENT PAS AU JAPON
Alors que Sanae Takaichi, la nouvelle dirigeante du Parti libéral-démocrate (PLD), au pouvoir au Japon, devrait devenir la première femme Premier ministre du Japon lors des élections législatives prévues le 15 octobre, le parti Komeito de la coalition gouvernementale a annoncé qu’il ne soutiendrait pas Takaichi et a mis fin à la coalition de 26 ans, ce qui pourrait retarder la formation d’un nouveau gouvernement.
Le parti Komeito était en désaccord avec Takaichi, un fervent conservateur connu pour son soutien aux politiques budgétaires et monétaires expansionnistes.
Cette incertitude semble accroître les inquiétudes quant à l’avenir du Japon, l’un des pays les plus endettés au monde.
4ÈME RÉUNION DU FMI ET DE LA BANQUE MONDIALE
Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des pays du G7 et du G20 assisteront à la réunion annuelle du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale qui se tiendra à Washington la semaine prochaine.
De plus, le rapport du FMI sur les Perspectives économiques mondiales sera annoncé mardi.
Parmi les sujets qui devraient être abordés lors de la réunion figurent des questions telles que la question de savoir dans quelle mesure la hausse des stocks due à l’expansion financière entraînera les déficits budgétaires, les effets de la politique commerciale du président américain Donald Trump sur l’économie, la question de savoir si les avoirs gelés de la Russie seront utilisés pour financer l’Ukraine, les développements au Moyen-Orient et les effets des crypto-monnaies stables.
D’autre part, le président libertaire populiste argentin Javier Milei devrait rencontrer Trump dans le Bureau Ovale. Les deux hommes discuteront des détails de l’accord d’échange de devises de 20 milliards de dollars entre les États-Unis et l’Argentine.
5. ARGENT OU OR ?
L’or a dépassé les 4 000 dollars l’once, soit une hausse de 50 % sur un an, dépassant même le S&P 500 et le bitcoin.
Mais les gains de l’or ont été à la traîne par rapport aux autres métaux précieux. Bien que l’argent suive généralement les gains de l’or, cette année, il a dépassé l’or et atteint un record de 51 dollars l’once, en hausse de 70 pour cent.