«Cette situation montre que la dynamique actuelle du conflit régional, en particulier les développements impliquant l’Iran, a conduit à un arrêt temporaire presque complet du trafic maritime commercial. Les avertissements de transit pour les navires appartenant aux États-Unis, à Israël, à l’Europe et aux pays alliés ont également affecté cette situation», indique le rapport.
Le communiqué indique également qu’il n’existe pas de décision juridique universellement acceptée fermant officiellement le détroit d’Ormuz, mais que la baisse du trafic est due à une combinaison de facteurs : menaces à la sécurité, restrictions d’assurance, incertitude opérationnelle et perturbations réelles.
Il a donc été précisé que cette situation n’était pas un blocus officiel, mais une diminution du trafic due à des risques réels.
Les attaques contre les navires commerciaux se poursuivent
Pendant ce temps, les attaques contre les navires commerciaux se poursuivent. Certains navires ont été pris pour cible dans le golfe Persique ces dernières 24 heures.
Les navires impliqués dans les incidents étaient le MSC Grace et le Sonangol Namibe. Ces deux navires ont été impliqués dans des incidents dans le golfe Persique et au large des côtes irakiennes.
Parmi les incidents enregistrés par le JMIC depuis le 1er mars, seul le navire nommé Sonangol Namibe serait lié aux USA. Les autres attaques n’ont aucun lien confirmé avec des navires liés aux États-Unis ou à Israël. D’un autre côté, il a été affirmé qu’un navire nommé Iron Maiden était passé sous pavillon chinois, mais cette affirmation n’a pas été confirmée jusqu’à présent.
Le rapport contenait également l’avertissement suivant :
«Ces incidents mettent en évidence les risques persistants posés par les attaques à distance par des missiles et des véhicules aériens sans pilote dans le golfe Persique, le détroit d’Ormuz, le golfe d’Oman et les eaux environnantes.»
Il a également été déclaré qu’il n’y avait jusqu’à présent aucun rapport confirmé faisant état de mines marines posées ou explosées dans la région.
Pas d’attaques à grande échelle sur les ports
Les attaques de missiles iraniens à grande échelle contre les infrastructures portuaires du golfe Persique ou du golfe d’Oman au cours des dernières 24 heures n’ont pas été confirmées de manière indépendante par des sources.
Les attaques récentes se sont davantage concentrées sur des cibles individuelles de navires ; Aucune opération offensive soutenue et à grande échelle contre les ports n’a été détectée.
Cependant, des sources fiables rapportent qu’il y a des signes d’incendie dans les installations de BAPCO à Bahreïn.
Densité des navires et interférences électroniques dans le Golfe
Le JMIC a également souligné qu’un grand nombre de navires sont ancrés ou attendent dans les ports du golfe Persique.
La densité dans la région devient plus compliquée pour les raisons suivantes : interférences électromagnétiques (EMI), usurpation du signal AIS et interférences de communication.
L’augmentation de la densité des navires crée les risques suivants : rétrécissement de la zone de manœuvre, dérive des ancres et risque accru de collision.
La tension continue
Selon l’évaluation du JMIC, les rapports des dernières 24 heures indiquent que les conditions opérationnelles hostiles perdurent dans la région et qu’il n’y a aucun signe d’apaisement des tensions.
Les risques actifs dans la région comprennent : Les missiles, les véhicules aériens sans pilote et les systèmes d’attaque à distance.
Ces menaces perdurent, notamment autour du détroit d’Ormuz, du golfe d’Oman et du golfe Persique.
Des rapports récents indiquent également que la possibilité d’une menace de sabotage ou d’explosifs embarqués (mines WBIED ou mines à patelles) est à l’étude le long de la côte irakienne et dans le nord du golfe Persique.
Cela montre que le risque ne se limite pas aux traversées du détroit d’Ormuz.