Pays décentralisé Argentine : Vous êtes soit de droite, soit de gauche

Dans ce contexte, le mouvement de droite – La Libertad Avanza (LLA) – a remporté des sièges dans les deux chambres avec plus de 40 pour cent des voix à l’échelle nationale. Dans le même temps, près d’un tiers des électeurs inscrits se sont abstenus de voter ; Le taux de participation était d’environ 66 %, l’un des niveaux les plus bas depuis 1983.

Cette image montre l’atmosphère de polarisation qui continue sans briser l’égalité permanente en Argentine : les blocs s’empêchent de s’exécuter mutuellement, la voie vers une hégémonie unilatérale est bloquée.

Le rôle des facteurs externes

Un facteur externe crucial est entré en jeu avant le processus électoral : l’accord de swap de 20 milliards de dollars des États-Unis en tant que mécanisme bidirectionnel et l’intervention directe du Trésor américain sur le marché du peso argentin. Cette initiative; il visait à atténuer les pressions monétaires à court terme et portait également un message politique : « Votez pour le pouvoir ou tout va exploser. »

Sans cette aide, le programme économique de Milei aurait pu s’effondrer : la Banque centrale se retrouverait sans réserves en dollars et la dévaluation n’aurait été qu’une question d’heures. Dans ce contexte, le message de maintien d’une « stabilité supérieure » et de « l’économie sous contrôle » a été utilisé de manière stratégique lors de la campagne électorale.

Pas de « Centre »

Les élections de 2025 ont confirmé cette polarisation asymétrique. À droite, un camp qui agit avec son programme ; une opposition importante mais inefficace à gauche. Les initiatives alternatives qui semblent « centrales » – par exemple la formation appelée « Provincias Unidas » – n’ont pas réussi à briser la polarisation. Ces initiatives n’ont pas obtenu le succès escompté dans des provinces comme Santa Fe et Córdoba.

À gauche, une vision différente s’est manifestée : le Frente de Izquierda y de los Trabajadores-Unidad (FIT-U) est devenu la troisième puissance à Buenos Aires avec près de 10 % des voix. Au niveau national, il a conservé trois de ses quatre sièges. Cela montre que les électeurs basés sur « l’opposition » préfèrent une position beaucoup plus claire que les discours du « centre modéré ».

Les élections du 26 octobre ont replacé le décor mais n’ont pas résolu le problème ni apaisé la polarisation. La vision officielle a confirmé la LLA comme la première force minoritaire en importance ; Les discours du « centre optimiste » ont été brisés ; et l’opposition montante de gauche ouvrait un champ nouveau. Entre-temps, le processus électoral n’a pas résolu l’instabilité du contexte social et politique de ce gouvernement.

La réalité est que l’égalité politique est encore fragile, qu’une transition vers l’hégémonie semble peu probable et que le système n’est pas totalement stabilisé. La « polarisation de Milei » ne se termine pas par une victoire, tout est réarrangé mais pas résolu.