Les images enregistrées par les vaisseaux spatiaux en orbite au cours des vingt dernières années ont été analysées à l’aide de techniques d’intelligence artificielle et d’apprentissage profond, et il a été révélé que les vortex de poussière sur Mars créaient des vents beaucoup plus forts que prévu dans les régions proches de la surface.
Les chercheurs ont examiné 1 039 vortex de poussière enregistrés entre 2004 et 2024. Les données ont été obtenues à partir des caméras des vaisseaux spatiaux Mars Express et ExoMars TGO. En analysant la direction, la taille et la vitesse de déplacement des tourbillons, des informations détaillées ont été obtenues sur le comportement des vents à la surface de la planète.
Selon les résultats, certains tourbillons tournent à des vitesses allant jusqu’à 44 mètres par seconde (environ 158 km/h). Cette valeur dépasse même les vitesses de vent les plus élevées jamais mesurées à la surface de Mars.
L’atmosphère de Mars étant beaucoup plus mince que celle de la Terre, même un vent soufflant à 100 kilomètres par heure peut difficilement être ressenti par un humain. Cependant, ces vents forts expliquent pourquoi la surface de la planète est si recouverte de poussière et comment cette poussière peut rester constamment dans l’air.
La plupart des vortex se forment pendant la journée, notamment entre 11 h et 14 h, ainsi qu’au printemps et en été. À mesure que le soleil réchauffe la surface, les courants d’air chaud montent, ce qui déclenche la formation de tourbillons et l’aération de poussières.
Les scientifiques soulignent que ces résultats constituent une source de données très importante pour mieux comprendre le climat de Mars et prédire avec précision les conditions météorologiques lors des futures missions d’atterrissage.