Les prix du pétrole se redressent

Le prix du baril de pétrole Brent, qui s’est élevé à 77,42 dollars hier, a terminé la journée à 76,3 dollars. Le prix du baril de pétrole Brent a augmenté de 1,04 pour cent par rapport à l’heure de clôture de 9h40, pour atteindre 77,09 dollars. Dans le même temps, le pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) était vendu à 73,89 dollars le baril.

Les prix du pétrole ont commencé à se redresser après les baisses d’hier, alors que les craintes de récession aux États-Unis, le plus grand pays consommateur de pétrole au monde, se sont rapidement intensifiées.

Les soucis d’approvisionnement qui ont repris du terrain sur les marchés se sont traduits par une hausse des prix.

Suite à la montée des tensions au Moyen-Orient, où se trouvent la majorité des réserves mondiales de pétrole, la possibilité d’une extension des conflits à une zone plus vaste a conduit à des inquiétudes en matière d’approvisionnement sur les marchés pétroliers.

Suite à la frappe aérienne israélienne contre Fouad Şükür, l’un des hauts commandants du Hezbollah, à Beyrouth, la capitale du Liban, et à l’assassinat du chef du bureau politique du Hamas, Ismail Haniyeh, à Téhéran, les tensions sont montées dans la région. Il y a eu des menaces de représailles contre Tel-Aviv de la part de l’Iran et du Hezbollah libanais, qui ont tenu Israël pour responsable de l’assassinat de Haniyeh.

En outre, selon des informations relayées par les médias américains et fondées sur des responsables américains anonymes, une attaque au missile a été lancée contre la base aérienne militaire américaine d’Al Asad en Irak. Bien que le Département américain de la Défense (Pentagone) n’ait pas encore fait de déclaration officielle concernant l’incident, on ne sait pas encore si l’attaque en question a été menée par des groupes soutenus par l’Iran dans le cadre d’une tension croissante entre l’Iran et Israël.

Les nouvelles concernant l’arrêt de la production dans le plus grand champ pétrolier de Libye ont également accru les inquiétudes en matière d’approvisionnement sur les marchés. Le champ pétrolifère de Sharare, dans le sud de la Libye, représentait environ un tiers de la production du pays, avec une capacité de production pétrolière quotidienne d’environ 300 000 barils.

D’un autre côté, la Réserve fédérale américaine (Fed) a laissé son taux directeur constant la semaine dernière et a annoncé une baisse des taux d’intérêt pour septembre. D’un autre côté, la crainte d’une récession provoquée par les données annoncées dans le pays continue d’alimenter les inquiétudes liées à la demande sur les marchés pétroliers.

L’indice des directeurs d’achat (PMI) pour le secteur des services, annoncé hier aux États-Unis, a également apporté un certain soulagement, pointant vers une expansion du secteur en juillet.

Il est indiqué que techniquement, pour le pétrole Brent, la fourchette entre 78,1 et 80,46 dollars peut être considérée comme une résistance, et la fourchette entre 75,74 et 73,38 dollars peut être considérée comme une zone de support.