À l’appel des principaux syndicats agricoles de France, à partir du 18 novembre, les agriculteurs organiseront des manifestations devant les bâtiments du gouverneur et aux carrefours à travers le pays.
Lors des manifestations qui débuteront en France à l’occasion du sommet du G20 au Brésil, les agriculteurs exigeront que l’accord commercial UE-MERCOSUR, contre lequel ils réagissent en arguant qu’il entraînerait une «concurrence déloyale», ne soit pas signé.
Les protestations des agriculteurs français devraient se poursuivre jusqu’à la mi-décembre.
Plus tôt cette année, des semaines de fermeture de routes par les agriculteurs en France ont pris fin après que le gouvernement a pris certaines mesures dans le secteur agricole. Parmi les promesses faites par le gouvernement aux agriculteurs de mettre un terme à ses actions figurait la suspension de l’accord de libre-échange qui devait être signé entre l’UE et le MERCOSUR.
Le gouvernement français a déclaré qu’il ne lui était pas possible d’accepter cet accord au motif qu’il entraînerait une concurrence déloyale pour les agriculteurs et que «la lutte pour les droits des agriculteurs devait être menée dans toute l’Europe».
ACCORD COMMERCIAL UE-MERCOSUR
Dans le cadre de l’accord de libre-échange entre l’UE et le MERCOSUR, il comprend la suppression de la plupart des droits de douane appliqués aux échanges de marchandises et de produits entre l’UE et le MERCOSUR et la réduction des taux de droits de douane appliqués par le MERCOSUR à l’automobile, machines, produits chimiques et médicaux des pays de l’UE.
Si l’accord entre en vigueur, l’UE et le MERCOSUR réduiront les taux de droits de douane élevés sur divers produits agricoles, et les pays du MERCOSUR pourront vendre plus facilement des produits tels que la viande, le poulet et le sucre à l’UE.