Le projet de loi de Milei qui transforme les travailleurs en « esclaves » : les gens sont descendus dans la rue en Argentine

Le projet de loi sera envoyé à la Chambre des représentants. Après que chaque article du projet de loi aura été voté séparément, la prochaine étape législative commencera.

La réforme envisage un changement fondamental dans les relations de travail en Argentine ; Cela modifiera considérablement la structure du pays, qui présente un niveau élevé de syndicalisation et un fort historique de mouvement syndical. Les partis d’opposition et les syndicats critiquent sévèrement le projet de loi, arguant qu’il a un « caractère esclavagiste ».

Contenu de la soi-disant « Réforme »

Le projet de loi comprend les changements importants suivants :

Réglementation des heures de travail : Un nouveau système illimité sera mis en place à la place des limites classiques des heures de travail.

Congés payés : Il devient possible de répartir les congés tout au long de l’année.

Indemnité de départ : Une diminution des indemnités de départ est prévue.

Actions collectives : les droits à une « action collective » sont limités ; Les droits sont restreints, notamment dans les secteurs « essentiels ».

Accords syndicaux : même si l’impact des accords opérationnels au niveau national diminuera, les accords au niveau de l’entreprise gagneront en priorité.

Rassemblements sur le lieu de travail : Il existe des restrictions sur les droits de rassemblement tels que les célébrations/organisations.

Ces changements sont décrits comme la révision la plus complète des lois du travail existantes depuis 1974.

Vote au Sénat et contexte politique

Le projet de réforme a été adopté par le Sénat avec 42 voix pour et 30 contre. La séance a duré 14 heures extraordinaires.

Le président Milei a qualifié le résultat du vote d’« historique » sur les réseaux sociaux. Le projet de loi va maintenant être envoyé à la Chambre des représentants. L’objectif du gouvernement est d’achever ce processus législatif d’ici le 1er mars, puis de mettre officiellement en vigueur le paquet de réformes avec le discours du président à la nation.

La représentation croissante au Parlement des partis de droite et de centre-droit, avec lesquels le parti gouvernemental, Libertad Avanza, est allié, joue un rôle clé dans l’avancement du projet de loi.

manifestations

Les syndicats, les partis de gauche et les organisations de travailleurs affichent une forte opposition au projet de loi. Les manifestations, notamment autour de la place du Congrès à Buenos Aires, la capitale de l’Argentine, se poursuivent sous d’intenses mesures de sécurité.

Il y a eu des affrontements entre la police et les manifestants ; du gaz poivré et d’autres équipements ont été utilisés.
Une bagarre a éclaté entre certains manifestants et les forces de sécurité, et des arrestations ont eu lieu.

L’opposition organise des marches de protestation dans les rues, arguant que la réforme affaiblira les droits des travailleurs et détériorera les conditions de travail.