Le cri d’un enfant venant du minibus a révélé la terrible vérité

Les gendarmes ont retrouvé le garçon à Hagenbach, un petit village d’environ 800 habitants. L’incident a été révélé après qu’un voisin a signalé avoir entendu des « bruits d’enfants » provenant d’un minibus garé dans une cour privée.

Les équipes qui ont ouvert le véhicule ont retrouvé l’enfant « allongé en position fœtale, nu, enveloppé dans une couverture sur la poubelle et à proximité des excréments ». Cette déclaration a été faite par le procureur de Mulhouse, Nicolas Heitz.

Le procureur a noté que l’enfant était « pâle et visiblement mal nourri » et ne pouvait plus marcher, « parce qu’il était resté assis pendant une longue période ». L’enfant a été immédiatement soigné à l’hôpital de Mulhouse.

Dans sa déclaration, le petit garçon a déclaré que la compagne de son père «ne voulait plus de lui à la maison et souhaitait qu’il soit admis dans un hôpital psychiatrique». Il a expliqué que son père «l’a enfermé dans le minibus pour éviter qu’il soit hospitalisé».

On estime que l’enfant a pris sa dernière douche vers la fin de l’année 2024. Il avait avec lui un petit paquet de vêtements ; Il devait aller aux toilettes dans des bouteilles en plastique et laisser ses excréments dans des sacs poubelles.

Le père vivait avec sa compagne de 37 ans et ses deux filles âgées de 10 et 12 ans. Selon le procureur, le père a reconnu avoir détenu son fils et l’avoir privé de ses soins « depuis novembre 2024 » ; Il a dit qu’il avait fait cela pour se « protéger » de son partenaire.

L’enfant était scolarisé à Mulhouse jusqu’à l’année scolaire 2023-2024. Le dossier scolaire a été fermé après que la famille l’a informé qu’il recevrait une éducation d’une autre manière. Selon les déclarations des voisins et des témoins, l’enfant « a disparu le lendemain ».

Le prévenu a également allégué qu’il avait autorisé l’enfant à sortir en mai 2025 et qu’il l’avait autorisé à entrer dans la maison au milieu de l’année alors que le reste de la famille était en vacances.

Le partenaire du père fait face à des accusations de non-dénonciation d’abus, ainsi qu’à des accusations de privation de liberté ou d’agression sexuelle. Selon le responsable du parquet, ces accusations figurent également au dossier.

Le père affirmait que sa compagne soupçonnait quelque chose mais ne savait pas que l’enfant était gardé dans le véhicule. La femme a nié toutes les accusations.

Le procureur a déclaré qu'»il n’y avait aucune preuve médicale que l’enfant souffrait d’un problème psychiatrique». Les autorités ont pris temporairement soin des trois enfants pendant que l’enquête se poursuivait.