L’armée française l’a retrouvé à une profondeur de 2 mille 567 mètres, il était aussi intact qu’au premier jour !

L’épave, détectée par un drone militaire dans les eaux de la Méditerranée à plus de 2 kilomètres de profondeur et conservée comme une capsule temporelle, constitue une découverte révolutionnaire pour l’archéologie et la technologie sous-marines.

Comment s’est produite la découverte ?

En mars 2025, lors d’une mission de routine de la Marine Nationale en Méditerranée, un véhicule marin sans pilote a remarqué une silhouette qui ne correspondait pas à l’aspect naturel sur le fond marin à une profondeur de 2 mille 567 mètres. Lorsque les caméras du drone ont été activées, les opérateurs l’ont clairement identifié comme une ancienne structure de navire. Cette découverte a été documentée lors d’une opération menée en coopération avec le DRASSM (Agence française de recherche en archéologie sous-marine et marine).

« Camarat 4 » : Un navire marchand Renaissance

Le navire, provisoirement baptisé Camarat 4, mesurait environ 30 mètres de long et 7 mètres de large. L’état du navire était étonnamment bien préservé, étant donné qu’il a été découvert à une profondeur aussi difficile. Les températures étaient proches de zéro et le courant était quasiment inexistant.

Ces conditions environnementales ont contribué à la préservation naturelle des structures en bois et de leur charge. Environ 200 récipients en céramique décorés, des piles d’assiettes, des objets religieux et des objets destinés à la guerre et à la défense, tels que des lingots de fer, des articles ménagers et des canons, ont été découverts à bord du navire. La cargaison et les éléments structurels suggèrent que le navire était utilisé à la fois pour des fonctions commerciales et militaires.

Nouvelles frontières en technologie et en archéologie

Cette découverte est d’une grande importance non seulement historique mais aussi technologique.

Grâce aux robots télécommandés, aux caméras haute résolution et à la technologie de cartographie 3D, il a été possible de travailler à des profondeurs que la plongée humaine ne peut atteindre.

La découverte à cette profondeur a été enregistrée comme record national pour la France.

Les données obtenues étaient étayées par des modèles numériques et des archives photographiques qui ont permis d’examiner le navire en détail sans le retirer.

Désormais, dans les étapes à venir, des études seront menées sur l’enlèvement de la cargaison (avec des méthodes robotisées), sa conservation en laboratoire, ainsi que l’origine du navire, son itinéraire et la raison du naufrage.

Cette épave offre un matériel archéologique précieux lié aux réseaux commerciaux, à la navigation, à la défense et à la vie quotidienne de la Méditerranée à l’époque de la Renaissance.

Il montre également jusqu’où peuvent aller les technologies d’exploration sous-marine à des profondeurs considérées comme « inaccessibles ».