La Grande-Bretagne ferme son ambassade en Afghanistan

La source a indiqué que la décision avait été transmise à l’ambassadeur d’Afghanistan au Royaume-Uni, Zalmai Rasul.

Le mois dernier, les talibans ont déclaré invalides les documents délivrés par 14 ambassades afghanes, dont celle du Royaume-Uni.

Ces missions diplomatiques sont actuellement dirigées par des diplomates de l’ancien gouvernement afghan et affirment ne pas suivre les ordres des talibans en raison du manque de reconnaissance internationale de ces derniers.

AMBASSADEUR SANS GOUVERNEMENT

Un bâtiment d’ambassade à Princes Gate, près du Royal Albert Hall, a été acheté en 1925 sous le règne du roi Amanullah Khan, qui régnait après que l’Afghanistan ait obtenu son indépendance de la Grande-Bretagne en 1919.

Zalmai Resul, 80 ans, actuellement ambassadeur en charge du Royaume-Uni et de l’Irlande, est le neveu d’Amanullah. Il travaille depuis 2020.

Après l’arrivée au pouvoir des talibans, à l’automne 2021, le ministère britannique des Affaires étrangères a informé Rasul qu’il pouvait continuer ses fonctions d’ambassadeur.

Resul a déclaré au Newyorker il y a quelque temps : « Jusqu’à présent, nous sommes les invités du Royaume-Uni. C’est une situation très étrange. «Quand ils me demandent qui je représente, je dis ‘peuple afghan’ parce que nous n’avons plus de gouvernement», a-t-il déclaré.

Resul, qui habite à l’étage supérieur du bâtiment, descend à son bureau tous les matins de la semaine à neuf heures, où il rencontre ses collègues de l’ambassade ainsi que des Afghans et d’autres visiteurs.

Rasul n’est pas la seule personne nommée par l’ancienne administration afghane à occuper ce poste. Lorsque les talibans sont arrivés au pouvoir, le pays comptait une quarantaine d’ambassades à travers le monde. Aujourd’hui, une vingtaine d’ambassades, principalement en Europe mais aussi à Ottawa, Séoul et quelques autres endroits, sont dirigées par des personnes nommées avant l’arrivée des talibans. À Pékin, Islamabad et dans d’autres capitales, les gouvernements acceptent les diplomates nommés par les talibans mais s’abstiennent de reconnaître officiellement le régime.