Espèces de fourmis qui clonent leurs propres esclaves

On sait depuis des années que cette espèce dépend d’une autre espèce, Messor structor, pour maintenir ses colonies en vie. Les reines Messor ibericus se sont accouplées avec des mâles Messor structor et ont produit des ouvrières hybrides stériles qui maintenaient la structure sociale. Ainsi, sans cette espèce « commune », la colonie ne pourrait pas fonctionner.

Le miracle de l’autoclonage

Mais les nouvelles découvertes vont bien plus loin. Les scientifiques ont trouvé des échantillons de Messor structor dans des colonies de Messor ibericus à des centaines de kilomètres de leur habitat naturel. La question de savoir comment ces fourmis sont arrivées là a conduit à une réponse qui a surpris même les chercheurs :

La reine Messor ibericus utilise non seulement le matériel génétique d’une autre espèce, mais peut également cloner cette espèce. La reine produit des copies génétiques des individus de sa propre espèce et du structor Messor. Il garantit ainsi les ressources biologiques nécessaires au maintien en vie de ses colonies hybrides.

Génétique «Domestique»

Ce mécanisme crée une dépendance reproductive extrêmement complexe et compulsive. En pratique, Messor ibericus « domestique » génétiquement les autres espèces ; Il le diffuse en le recopiant partout où il établit de nouvelles colonies.

Les chercheurs décrivent cette situation comme un « clonage interspécifique forcé ». Cette découverte bouleverse l’un des principes classiques de la biologie : la règle selon laquelle une espèce ne peut produire une descendance qu’à partir de ses propres descendants n’est plus valable. Ici, une seule reine peut produire des membres de deux espèces différentes.

Selon les experts, il s’agit d’une stratégie évolutive inédite plutôt que d’une invasion territoriale traditionnelle. Cette découverte, qui remet en question notre compréhension de la reproduction animale et des frontières entre espèces, réécrit littéralement le « manuel de l’évolution ».