Elle revient très fortement : elle sera la plus violente des 140 dernières années, voici les pays qu’elle frappera

Ces dernières années, nous nous sommes habitués à des termes météorologiques autrefois peu courants, mais désormais utilisés pour mesurer les impacts sur le climat. El Niño et La Niña sont deux phénomènes qui se distinguent par leurs effets décisifs sur le climat mondial. El Niño fait référence au réchauffement plus chaud que la normale des eaux équatoriales du Pacifique, tandis que La Niña fait référence au refroidissement plus froid que la normale de ces eaux.

La succession de ces deux phénomènes constitue la cause la plus importante de la variabilité climatique annuelle dans le monde. Ce processus à grande échelle modifie les températures dans le centre et l’est de l’océan Pacifique, entraînant des changements importants dans la dynamique atmosphérique mondiale.

Selon les données du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF), on prévoit que le phénomène El Niño de cette saison pourrait se transformer en un « super El Niño » et devenir l’événement le plus puissant des 140 dernières années. Les dernières prévisions suggèrent qu’une version encore renforcée de ce modèle climatique devrait émerger cet été ou cet automne.

Cet événement devrait atteindre des niveaux jamais vus depuis plus d’un siècle et ses effets devraient durer jusqu’en 2027. Il peut avoir des impacts importants sur les températures mondiales et les conditions météorologiques.

El Niño est un phénomène climatique naturel qui se produit lorsque les eaux de surface de l’océan Pacifique deviennent plus chaudes que la normale. Ce réchauffement modifie la circulation atmosphérique et affecte les précipitations, la température et les tempêtes dans le monde entier. Dans le cas le plus grave du « super El Niño », les effets sont plus extrêmes, plus durables et plus répandus.

Les modèles actuels montrent que la température de la mer dans le Pacifique pourrait augmenter de 2°C au-dessus de la moyenne. Ce seuil est souvent associé à des épisodes El Niño très violents. Si cette tendance se confirme, le phénomène devrait atteindre son apogée entre fin 2026 et début 2027.

L’une des conséquences les plus probables est une augmentation générale des températures mondiales. Les scientifiques préviennent que cet événement pourrait contribuer à battre de nouveaux records de température en 2027. En effet, El Niño libère dans l’atmosphère une grande quantité de chaleur stockée dans l’océan, aggravant ainsi le réchauffement climatique existant.

Les impacts régionaux seront très variables. Si certaines régions peuvent connaître une grave sécheresse, d’autres peuvent être confrontées à des risques de fortes pluies et d’inondations. Par exemple, des conditions plus sèches sont attendues dans certaines parties des Caraïbes, en Indonésie et en Australie ; Des précipitations excessives peuvent survenir dans des pays comme le Pérou et l’Équateur.

Plus de cyclones et plus de vagues de chaleur

L’impact de Super El Niño ne se limite pas à la seule température. Cela affecte également les activités des cyclones tropicaux. Le nombre d’ouragans devrait diminuer dans l’Atlantique mais augmenter dans le Pacifique. Cette situation peut constituer un risque, notamment pour l’Asie de l’Est et certains pays insulaires.

De plus, les changements dans le système de mousson en Inde pourraient avoir un impact négatif sur la production agricole. Des hivers plus doux mais plus orageux peuvent être observés, notamment sur la côte ouest des États-Unis. Les vagues de chaleur devraient s’intensifier dans certaines régions d’Europe, d’Afrique et d’Amérique du Sud.

Malgré cela, des incertitudes subsistent quant à la gravité exacte de l’incident. Il n’existe pas deux épisodes El Niño identiques et leur évolution dépend de nombreux facteurs. Cependant, des exemples passés tels que ceux de 1982-83, 1997-98 et 2015-16 offrent des indices importants sur les scénarios possibles.

Les responsables du CEPMMT soulignent la nécessité d’être prudent. Même si les premiers signaux observés au printemps sont remarquables, ils « ne garantissent pas un résultat précis ». Selon les experts, il est essentiel de bien comprendre où l’on peut se fier aux points et où se situent les incertitudes pour interpréter correctement les nouvelles concernant El Niño.