Selon l’analyse d’impact de la loi économique, qui est aujourd’hui au stade de la commission à la Grande Assemblée nationale turque, les réglementations devraient créer des recettes budgétaires supplémentaires de plus de 200 milliards de TL par an et également réduire les dépenses budgétaires d’au moins 150 milliards de TL.
La Commission du Plan et du Budget de la Grande Assemblée Nationale de Turquie a commencé aujourd’hui à discuter du projet de loi. Demain, la Commission entamera les discussions sur le budget 2026. Le règlement vise à augmenter les recettes, à introduire de nouveaux frais et à supprimer de nombreuses exonérations sans augmenter les taux d’imposition généraux.
La «Proposition visant à apporter des modifications aux lois fiscales et à certaines lois ainsi qu’au Décret-loi n° 631» comprend 36 articles, y compris la validité et l’exécution.
Selon l’analyse d’impact, l’effet net de la proposition sera de plus de 200 milliards de TL par an en augmentation des revenus et d’au moins 150 milliards de TL en réduction des dépenses. Cet effet peut varier selon la mesure dans laquelle le Président fera usage de ses pouvoirs.
Du côté des revenus, l’augmentation du taux de cotisation des employeurs de 1 point fournira un revenu supplémentaire d’environ 111 milliards de TL en 2026, et l’augmentation du plafond des gains soumis à cotisation à neuf fois le salaire minimum fournira un revenu supplémentaire de 63,7 milliards de TL.
En accordant le pouvoir d’emprunter sur le territoire national à la Direction de la transformation urbaine, des revenus de 24,6 milliards de TL sont attendus grâce à la vente de biens immobiliers et aux économies de coûts.
La limitation de l’exonération des revenus locatifs résidentiels entraînera une taxe supplémentaire d’environ 22 milliards de TL en 2027. L’imposition de frais de notaire pour les transactions d’achat et de vente de véhicules créera 13,1 milliards de TL de revenus en 2026.
Du côté des dépenses budgétaires, la réduction de 4 points à 2 points de l’incitation aux primes patronales d’assurance invalidité, vieillesse et décès permettra d’économiser 97,6 milliards de TL, et la suppression de l’incitation aux jeunes entrepreneurs permettra d’économiser 11,7 milliards de TL. L’augmentation des déductions sur les parts des municipalités et des administrations provinciales spéciales pourrait entraîner des économies supplémentaires de 12 milliards de TL par an si le président exerce son autorité.
Le président a également le pouvoir d’augmenter le taux de cotisation de l’État au système de retraite privé (BES) de 30 pour cent à 50 pour cent ou de le réduire à zéro. Selon l’analyse d’impact, il y a environ 10 millions de participants au BES et 7,5 millions d’employés inscrits automatiquement.
Alors que le crédit de contribution de l’État pour 2026 est estimé à 132 milliards de TL dans le scénario moyen, on calcule que chaque changement de 10 pour cent du taux de contribution augmentera ou diminuera le crédit d’environ 45 milliards de TL.
L’AKP avait annoncé que la proposition visait à inclure des domaines non fiscaux, à restreindre les exonérations, à lutter contre l’informalité et à renforcer la justice fiscale.