Avertissement d’Amnesty International concernant la Coupe du monde : les États-Unis ne sont pas en sécurité

Dans le rapport publié quelques semaines avant le début de la Coupe du monde, il était souligné que la pression créée par les politiques d’immigration, notamment aux États-Unis, pourrait affecter directement l’atmosphère du tournoi. Amnesty a déclaré que les pratiques discriminatoires, les détentions arbitraires et les expulsions constituent de graves menaces tant pour les communautés locales que pour les visiteurs internationaux.

Steve Cockburn, directeur de l’Unité de justice économique et sociale de l’Organisation, a souligné que plus de 500 000 personnes seront expulsées aux États-Unis en 2025, et a déclaré que ce nombre est plusieurs fois supérieur au nombre de spectateurs attendus pour assister à la finale de la Coupe du monde. Cockburn a déclaré que cette situation porte atteinte aux droits à la sécurité et à la liberté des immigrants et des réfugiés, tout en créant un climat de peur dans la société.

Amnesty a fait valoir que la FIFA et les autorités américaines n’avaient pas fourni suffisamment de garanties quant à la protection des supporters contre les risques de profilage racial, de détention illégale et d’expulsion. Dans le communiqué, il est indiqué que le tournoi ne peut plus être considéré comme présentant un « risque moyen » et que des mesures urgentes doivent être prises.

Différents risques dans les pays d’accueil

Le rapport s’est concentré sur la situation non seulement aux États-Unis mais également dans d’autres pays d’accueil. Alors que les pressions et les mesures de sécurité contre les immigrés sont au premier plan aux États-Unis, il a été déclaré que les mesures de sécurité à grande échelle prises au Mexique en raison du contexte de forte violence augmentaient le risque de répression des manifestations. Au Canada, des inquiétudes concernant le déplacement des sans-abri en raison de la crise croissante du logement et des expériences passées ont été exprimées.

Il a été souligné qu’aux États-Unis notamment, la coopération entre l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) et les unités de sécurité locales cible les communautés immigrées et affaiblit la sécurité publique. En outre, les décès dans les centres de détention figuraient également parmi les facteurs marquants du rapport.

Restrictions de voyage et préoccupations concernant le droit de manifester

Amnesty a déclaré que les restrictions de voyage imposées par les États-Unis pourraient également jeter une ombre sur la Coupe du monde. Il a été noté que les citoyens de certains pays pourraient ne pas être en mesure de participer au tournoi en raison de restrictions de visa, tandis que d’autres visiteurs pourraient être soumis à des pratiques de sécurité et de surveillance intenses.

D’un autre côté, il a été déclaré qu’il existe de sérieuses inquiétudes quant au fait que les manifestations, qui sont fréquentes dans les grandes organisations telles que la Coupe du monde, puissent être réprimées cette année. Un avertissement a été lancé : la liberté d’expression et le droit de réunion pacifique pourraient être restreints aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

Amnesty a souligné que les droits des supporters, des athlètes, des travailleurs et de la population locale ne doivent pas être ignorés lors de ce tournoi, qui devrait générer des revenus records pour la FIFA. L’organisation a réitéré son appel à placer les droits de l’homme au centre du tournoi, affirmant que le football appartient non seulement aux institutions mais aussi aux personnes qui le font vivre.