Alarme pétrolière au large d’Oman : la fuite atteint le continent

Selon CNN News Newsource, basée sur l’organisation environnementale Greenpeace, la fuite provoquée par le pétrolier échoué au large d’Oman continue de s’étendre.

L’analyse des images satellite a révélé que le pétrole se répandait dans des zones fragmentées de la mer. Les responsables omanais ont également confirmé que la fuite avait atteint le continent, à environ 200 kilomètres de l’emplacement du pétrolier.

AVERTISSEMENT DE CHASSE PUBLIQUE

Le gouvernement omanais a appelé les citoyens à ne pas chasser dans les zones touchées par la marée noire. Les autorités ont demandé que si une odeur suspecte ou des résidus d’huile étaient détectés, la situation soit immédiatement signalée aux unités compétentes.

D’autre part, il a été annoncé que les fruits de mer proposés à la vente sur les marchés seraient également testés pour leur contamination.

Une opération internationale de sauvetage et d’intervention utilisant plus de 100 tonnes de matériel a été lancée dans la zone, selon la société britannique de sécurité maritime Ambrey. Toutefois, il a été déclaré que les conditions météorologiques et maritimes défavorables causées par la mousson rendaient les opérations difficiles.

IL TRANSPORTE 800 MILLE BARILS DE PÉTROLE

Le pétrolier Caroline Bezengi, appartenant à la « flotte fantôme » que la Russie aurait utilisée pour contourner les sanctions, transportait environ 800 000 barils de pétrole lorsqu’il a été attaqué.

Il a été indiqué que le pétrolier, qui avait quitté le port de Novorossiysk, dans la mer Noire, s’était échoué près de l’île d’Al-Qibliyyah le 21 juin, à la suite de l’incident en haute mer du 6 juin.

Il a été noté que la fuite avait été détectée pour la première fois début juillet et avait commencé à s’étendre rapidement autour de l’archipel d’Al Hallaniyat à partir de début août.

Alarme pétrolière au large d'Oman : La fuite a atteint le continent - Photo : 2

GRANDE MENACE POUR LES CORAILS ET LES BALEINES

Les experts de Greenpeace ont souligné que la zone où la fuite s’est propagée constitue un habitat essentiel pour les récifs coralliens, les tortues de mer et les rares baleines à bosse de la mer d’Oman.

Les organisations environnementales ont également souligné les risques environnementaux posés par les navires de la « flotte fantôme » qui transportent du pétrole sanctionné et qui seraient loin d’être contrôlés par la loi.

Il a été souligné qu’il est difficile d’atteindre les responsables des accidents impliquant ces navires, dont l’assurance et la structure réelle de propriété sont inconnues, et donc le coût du nettoyage et de l’élimination des dommages environnementaux incombe souvent aux gouvernements locaux.