La France se dirige vers des élections anticipées… Le couvre-feu est interdit en Nouvelle-Calédonie jusqu’au 8 juillet

La durée du couvre-feu a été prolongée en Calédonie, la plus grande colonie de France, qui organise des élections anticipées.

Alors que la France organisait des élections anticipées, elle a prolongé le couvre-feu dans sa colonie indo-pacifique, la Nouvelle-Calédonie, jusqu’au 8 juillet et interdit les manifestations pendant le week-end.

L’administration française a pris des mesures restrictives supplémentaires à l’encontre des habitants de l’île après l’arrestation de partisans de l’indépendance de Nouvelle-Calédonie qui s’opposaient à la réforme constitutionnelle, censée viser à neutraliser les Kanaks locaux lors des élections.

Selon le communiqué publié par le Haut-commissariat de Nouvelle-Calédonie, le couvre-feu, en vigueur entre 20h00 et 6h00, a été prolongé jusqu’au 8 juillet.

Alors que les électeurs français se préparaient à se rendre aux urnes le 30 juin pour le premier tour des élections législatives anticipées, le gouvernement a interdit les manifestations en Nouvelle-Calédonie de 6h00 le 29 juin à 20h00 le 30 juin.

D’autre part, le nombre de personnes arrêtées dans le cadre des manifestations initiées par les indépendantistes de l’île contre l’initiative de réforme constitutionnelle du gouvernement français qui ferait de la population locale de Nouvelle-Calédonie, les Kanaks, une minorité, est passée à 1.520.

Les indépendantistes qui s’opposaient à l’initiative de réforme constitutionnelle du gouvernement français en Nouvelle-Calédonie ont agi le 13 mai.

Le gouvernement français a envoyé un grand nombre de policiers et de gendarmeries dans la région et a déclaré l’état d’urgence pour réprimer les revendications légitimes des Kanaks, le peuple de Nouvelle-Calédonie, par le recours à la force.

9 personnes, dont 2 gendarmes, ont perdu la vie dans les incidents survenus sur l’île.

Le président français Emmanuel Macron a annoncé qu’il avait suspendu l’initiative de réforme constitutionnelle avant les élections législatives anticipées qui se tiendront en France les 30 juin et 7 juillet.

Après que sept indépendantistes, dont le leader kanak Christian Tein, aient été envoyés en France, à 17 000 kilomètres de là, pour y être arrêtés, des violences ont éclaté sur l’île et certains bâtiments et véhicules, dont un commissariat de police, ont été incendiés.

Pour que la réforme constitutionnelle, qui augmentera le nombre d’électeurs français de souche en Nouvelle-Calédonie et fera des Kanaks locaux une minorité, puisse entrer en vigueur, elle doit être acceptée lors du congrès où se réunissent les deux chambres du Parlement français.