Le nouvel accord signé par le président américain Donald Trump avec la Première ministre danoise Mette Frederiksen et le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen a ouvert la porte à une nouvelle ère dans la présence militaire de Washington au Groenland. L’agrandissement du cosmodrome de Pituffik existant est au centre de l’accord. Cependant, la nouvelle opportunité offerte à Washington ne se limite pas à cela. Narsarsuaq au sud et Mestersvig à l’est pourraient également devenir de nouvelles zones de défense américaines. Ainsi, la présence militaire américaine au Groenland s’étendra d’une base unique à différentes parties de l’île.
DEUX NOUVEAUX POINTS DE DÉFENSE
Narsarsuaq a accueilli l’une des bases aériennes les plus importantes des États-Unis pendant la guerre froide. Mestersvig est un point militaire isolé bénéficiant d’un emplacement stratégique à l’est du Groenland. La nouvelle réglementation ouvre la voie à la réintégration des deux régions dans la planification militaire américaine.
LA PORTE EST OUVERTE POUR PLUS DE BASES
L’une des dispositions les plus frappantes de l’accord est que les États-Unis pourront à l’avenir demander de nouvelles zones de défense dans d’autres régions du Groenland. Les avions militaires américains survolant l’île, atterrissant à différents points, et les navires de guerre utilisant les eaux groenlandaises sont également des éléments importants de la nouvelle architecture de sécurité. Le Groenland jouera également un rôle essentiel dans le système de défense antimissile Golden Dome développé par l’administration Trump. Pituffik est déjà l’un des points nord les plus importants du réseau américain d’alerte précoce et de surveillance spatiale des missiles. Le nouvel accord ouvre la voie à une nouvelle expansion de cette infrastructure.
LA PORTE SE FERME À LA RUSSIE ET À LA CHINE
Un autre pilier important de l’accord consiste à limiter l’influence de la Russie et de la Chine au Groenland. Même si les pays non membres de l’OTAN ne sont pas autorisés à établir des installations militaires sur l’île, les investissements dans les infrastructures critiques, les mines et les ressources stratégiques sont également soumis à un contrôle de sécurité. On considère que ce règlement cible particulièrement les éléments de terres rares et les investissements dans les infrastructures de la Chine.
LES INSTALLATIONS MILITAIRES SANS PILOTE SONT ÉGALEMENT À L’ORDRE DU JOUR
Un mécanisme d’approbation accéléré est également en cours de création pour permettre aux États-Unis de mettre en place des installations militaires sans pilote telles que des radars, des capteurs, des systèmes de communication et d’alerte précoce. Cette situation permet à Washington d’établir non seulement une base mais aussi un vaste réseau de surveillance électronique pouvant s’étendre à différents points du Groenland.
L’ACCORD N’A PAS DE DATE DE FIN
L’un des aspects les plus frappants du nouveau règlement est qu’il n’y a pas de limite de temps. Même si le Groenland déclare son indépendance à l’avenir, la voie reste ouverte pour que l’ordre de défense actuel se poursuive. Selon les experts, dans la nouvelle lutte de pouvoir dans l’Arctique, le Groenland est en train de devenir l’un des centres de défense les plus avancés des États-Unis contre la Russie et la Chine.