L’administration du président américain Donald Trump a défini Palestine Action, basé au Royaume-Uni, comme un « groupe terroriste transnational » en le plaçant dans le champ des sanctions antiterroristes. Fondé en 2020 et connu pour ses actions directes visant les installations du fabricant d’armes israélien Elbit Systems en Angleterre, le groupe est devenu l’une des dernières cibles de la démarche américaine de « lutte contre le terrorisme international de gauche ». Selon les archives du Département du Trésor américain, l’organisation a été ajoutée à la liste des sanctions du SDGT.
NOUVELLE CIBLE : LA GAUCHE MONDIALE
La décision de Washington n’est pas une décision visant uniquement l’action palestinienne. Dans son discours devant les représentants de plus de 60 pays en juillet, le secrétaire d’État Marco Rubio a annoncé que les États-Unis réorienteraient leur architecture antiterroriste internationale contre le « terrorisme de gauche ». La stratégie antiterroriste américaine de 16 pages publiée par l’administration Trump en mai le divise en trois groupes principaux : les cartels de la drogue et les gangs internationaux, et les groupes de gauche, dont les antifascistes. Le document liste également parmi ses priorités l’identification et la neutralisation des groupes qu’il qualifie d’« antiaméricains, pro-gauche et anarchistes ».
DU RENSEIGNEMENT BRITANNIQUE À LA MAISON BLANCHE
Selon les informations obtenues par Mint Press, basée aux États-Unis L’un des noms au centre de cette nouvelle compréhension de la sécurité est Sebastian Gorka. Né à Londres dans une famille hongroise, Gorka a rejoint l’armée territoriale britannique pendant ses années universitaires et a servi comme soldat de réserve au sein de la 22e Compagnie de renseignement pendant environ trois ans. L’unité opérait dans le domaine du renseignement et des interrogatoires. Gorka a ensuite déménagé en Hongrie et a travaillé au ministère de la Défense.
RETOURNÉ AUX ÉTATS-UNIS
Il s’installe aux USA en 2008 Gorka s’est fait connaître dans les cercles médiatiques et éducatifs pour son travail sur la lutte contre le terrorisme, en particulier après le 11 septembre. Après avoir brièvement servi à la Maison Blanche pendant le premier mandat de Trump, il est revenu dans l’administration en 2025 et est devenu une figure de proue de la politique antiterroriste au Conseil de sécurité nationale.
FEUILLE DE ROUTE DE 16 PAGES DE LA MAISON BLANCHE
La nouvelle stratégie menée par Gorka représente également un changement idéologique dans la politique antiterroriste américaine. L’administration considère désormais les organisations de gauche et antifascistes en Europe comme une question de sécurité internationale. Rubio a annoncé en juillet que les États-Unis avaient déjà désigné quatre groupes européens de gauche comme organisations terroristes et que de nouveaux noms seraient ajoutés à la liste.
LES DÉMOCRATES S’OPPOSENT
Cette politique a également suscité de vifs débats à Washington. Les députés démocrates ont déclaré que la violence d’extrême droite et néo-nazie n’était pas suffisamment incluse dans le document et que l’approche adoptée Il prévient que cela pourrait politiser la lutte contre le terrorisme et conduire à des manifestations légales ciblées. trouvé. La Maison Blanche, quant à elle, affirme que la stratégie cible uniquement les structures qui recourent à la violence.